Face à l’Uruguay, l’Equipe nationale a livré une prestation pleine de maturité, arrachant un nul vierge (0-0) riche en enseignements. Opposés à une formation réputée pour son engagement physique et sa discipline tactique, les Verts ont répondu présents dans le combat.
Mieux encore, ils ont imposé le respect. Ce match confirme une progression notable, notamment dans la capacité à rivaliser avec des nations de premier plan, un indicateur fort à l’approche des grandes échéances internationales.
Une solidité défensive retrouvée
Le principal motif de satisfaction reste sans conteste la solidité défensive affichée. L’arrière-garde algérienne a su contenir les assauts adverses avec sérénité et rigueur. Dans ce registre, Zineddine Belaïd continue de faire taire les sceptiques. Critiqué au moment de sa toute première convocation, le défenseur enchaîne les prestations solides, avec un constat désormais frappant : lorsqu’il est titularisé, l’Algérie n’encaisse pas, y compris face à des équipes comme l’Arabie saoudite, le Burkina Faso ou l’Uruguay. Aligné une nouvelle fois aux côtés de Mandi et même de Bensebaini dans le cadre d’une défense centrale à trois, Belaïd n’a pas déçu, Cette assise défensive constitue une base essentielle sur laquelle Petkovic semble vouloir construire, qui permet, entre autres, aux latéraux de travailler au niveau de la ligne médiane et participer aux offensives.
Cela explique un match solide d’Ait Nouri comme piston, celui de Belghali, en revanche, l’a été un peu moins, lui qui n’a pas beaucoup joué depuis la dernière CAN.
Équilibre au milieu
Ce nouveau visage est directement lié aux ajustements opérés par Vladimir Petkovic, qui s’appuie clairement sur les enseignements de la lourde défaite concédée face au Nigeria (3-0) lors de la CAN. Le repositionnement de certains joueurs a apporté un équilibre intéressant. Farès Chaïbi, désormais utilisé dans un rôle de milieu reculé, a été bon, assurant la fluidité du jeu et facilitant la liaison entre les lignes. Cette configuration a permis à Maza de bénéficier d’une plus grande liberté offensive, évoluant presque comme un second attaquant. Sa dernière apparition en tant que joueur libre a d’ailleurs renforcé son influence et son éclat. Plus globalement, les milieux ont brillé par leur mobilité et leur jeu sans position fixe, avec une circulation de balle rapide, fluide et efficace. Les lignes sont plus resserrées, les espaces mieux exploités et la transition s’effectue avec rapidité, un signal encourageant à l’approche du Mondial.
Un chantier offensif encore ouvert
Cependant, cette promesse de Turin ne doit pas occulter une réalité plus préoccupante : l’inefficacité offensive. Face à l’Uruguay, l’Algérie n’a cadré aucun tir, avec seulement quatre tentatives durant toute la rencontre. Un constat qui rappelle celui du match face au Nigeria, où les Verts étaient restés muets dans ce domaine. À deux mois des prochaines échéances, le travail devant le but devient une priorité absolue. Les signaux restent néanmoins positifs. Marcelo Bielsa n’a pas manqué de saluer le niveau de l’Algérie avant et après la rencontre, tandis que l’Argentine a suivi avec attention les prestations des Verts face au Guatemala et l’Uruguay. La presse internationale évoque même une équipe, dont le niveau se rapproche des standards d’une Coupe du monde. Reste désormais à franchir un cap dans l’efficacité pour confirmer pleinement cette promesse, notamment face au tenant du titre argentin, où l’EN devra sortir le grand jeu.
S. M. A.





