Très critiqué après la défaite face à l’Argentine sur le score de 3 buts à 0, Vladimir Petkovic a reconnu après le match qu’il y a eu un manque d’organisation en laissant beaucoup trop d’espaces à Lionel Messi et que des erreurs ont été commises à ce niveau.
Néanmoins, pour le coach des Verts, le plus important sera de corriger les défaillances constatées et apporter les correctifs nécessaires en prévision du match face à la Jordanie à Sans Fransisco ce lundi 22 juin à partir de 20h heure locale, mardi 23 juin à 04 du matin heure algérienne. D’ailleurs, juste à la fin du match contre l’Argentine et après avoir parlé dans les vestiaires aux joueurs, l’entraîneur national a commencé à regarder, alors qu’il se trouvait encore au stade en direct sur son téléphone, le match entre la Jordanie et l’Autriche qui avait pour rappel débuté à 23h heure locale ici à Kansas City.
Il a regardé Jordanie-Autriche alors qu’il était encore au stade après le match
Bien évidemment depuis, tout le staff étudie dans les moindre détails la prestation et le match des Jordaniens contre les Autrichiens afin de mettre le plan de jeu le mieux adapté pour tenter d’arracher leurs premiers trois points de cette Coupe du monde. Il faut dire que si pour l’organisation de jeu Petkovic nous avait fait savoir que des erreurs ont été commises, et bien pour ce qui est des choix des joueurs dans le onze rentrant le coach national estime qu’il ne regrette à aucun moment ses choix, bien au contraire, affirmant même que c’est lui qui les voit à l’entraînement et que c’est lui qui connaît l’état de forme de chacun d’entre eux. Hier donc, Mahrez et ses coéquipiers se sont envolés pour San Fransisco pour disputer ce deuxième match déjà décisif.
Il a refusé une offre de 250 000 euros des Polonais
Mais depuis la rencontre contre l’Argentine, Petkovic a essuyé un grand nombre de critiques allant même à remettre en cause la prolongation de son contrat juste avant le début de la Coupe du monde 2026 pour deux années supplémentaires, c’est-à-dire jusqu’au 31 juillet 2028. Certains commentaires dans l’opinion sportive algérienne estiment ainsi que dans le cas où il y aurait faillite en coupe du monde ça serait impossible de se séparer du coach national sans payer ses salaires des deux prochaines années. Et dans ce qui suit on vous révélera certaines clauses du contrat du coach national mais aussi les raisons qui l’ont poussé à rester en Algérie malgré quelques offres très alléchantes qu’il a eues juste avant son renouvellement avec les Verts.
2 salaires de dédommagement seulement en cas de rupture du contrat
D’abord, pour ce qui est d’une éventuelle séparation entre Petkovic et la Fédération algérienne de football dans le cas où une des parties souhaiterait rompre le contrat, et bien un alinéa très simple précise que dans ce cas précis le coach national sera dédommagé uniquement pour deux salaires sans plus, une condition qu’il a acceptée sans le moindre souci. Pour ce qui est de son acceptation de choisir de rester à la tête de l’EN c’est tout simplement parce qu’il croit fermement dans ce groupe composé dans sa majorité de jeunes joueurs très talentueux. D’après nos sources, Petkovic a même refusé l’offre de la Fédération polonaise de football qui lui a proposé un salaire de 250 000 euros/mois, c’est-à-dire près de 100.000 euros de plus par mois par rapport à ce qu’il perçoit à l’heure actuelle avec l’Algérie. Une proposition de contrat des Polonais qu’il n’a d’ailleurs pas manquée de montrer au boss de la FAF, une manière de lui montrer que l’aspect qu’il a priorisé est l’aspect sportif et non financier.
Petkovic a priorisé l’aspect sportif sur l’aspect financier
Il est certain que Vladimir Petkovic tentera de rééditer l’exploit de son collègue Vahid Halilhodzic réalisé en 2014 en se qualifiant pour le prochain tour et cela en mettant tous les atouts de son côté comme il l’a d’ailleurs fait avec la Suisse lors de la Coupe du Monde 2018 qui s’est disputée en Russie, mais ce qui ressort de ses intentions pour avoir prolongé sans demander la moindre augmentation de salaire, c’est qu’il veut travailler sur un cycle et non sur une année. Une conviction qui nous rappelle d’ailleurs la façon de faire de Halilhodzic. Le Bosniaque avait, pour rappel, complètement raté sa CAN en 2013 en Afrique du Sud en terminant dernier du groupe comportant à l’époque la Tunisie, le Togo et la Côte d’Ivoire, mais tout le monde se rappelle de ce qu’il a réalisé une année et demie plus tard au Brésil. Pourtant, Vahid lui aussi a été décrié et beaucoup ont demandé son limogeage après cette CAN, mais le président de la FAF de l’époque avait décidé de le maintenir à la tête du staff technique national.
De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender





