La réaction de la rue algérienne et la réponse ferme de la FAF aux rumeurs et aux mensonges colportés par une certaine presse en plein tournoi, concernant une supposée rébellion de certains cadres contre le sélectionneur national en raison de ses choix tactiques et techniques, plus particulièrement celui du gardien numéro un, ont relativement calmé le journaliste Romain Molina et ses relais en Algérie, au Maroc et surtout en France.
Ce dernier est sorti, hier, avec une vidéo dans laquelle il a tenté, tant bien que mal, de s’expliquer et de justifier ses « informations » auprès de l’opinion publique, notamment algérienne. Lui qui, d’habitude, ne se rétracte jamais et ne se justifie jamais, s’est vu, sous la pression du public algérien, dans l’obligation d’expliquer ses motivations et de démentir les informations selon lesquelles il aurait été actionné par un pays ou une fédération pour perturber et parasiter la sélection nationale. Visiblement embarrassé, et sûrement soucieux de sauver la face et de conserver ses milliers de followers, il a rappelé qu’il avait, par le passé, attaqué la FIFA, la CAF ainsi que les Fédérations marocaine et française. On ne sait pas si Molina a inventé ces histoires, s’il a été trompé par l’une de ses sources ou s’il a agi ainsi pour se mettre en avant. Cela étant, la crédibilité de Molina a pris un sérieux coup. On ne sait pas s’il s’est fait avoir par « sa source », s’il a inventé ces histoires ou s’il dit vrai, mais ce qui est sûr, c’est que la FAF, le sélectionneur, les joueurs et même deux sources contactées par nos soins ont tous démenti les informations révélées par ce journaliste freelance et collaborateur d’un site internet dédié à l’Équipe nationale, mais basé en France.
Petkovic : « Moi, les joueurs… nous ne comptons pas, seul le pays compte »
Interrogé en conférence de presse par l’un de nos confrères sur cette affaire, le sélectionneur national, tentant de cacher sa colère, dira : « Je n’écoute pas les critiques, je ne lis pas ce qui est écrit dans la presse et sur les réseaux sociaux. Cela étant, je pense que notre équipe a réalisé deux bons matchs. On a certes perdu lourdement face à l’Argentine, mais leur entraîneur avait Messi ! C’est lui qui a fait la différence. Contre la Jordanie, nous sommes montés en puissance. Menés au score, nous sommes revenus dans le match et avons remporté la partie. J’ose espérer que demain (NDLR : hier soir), nous allons confirmer cela et passer au prochain tour… Certains ont vu autre chose que cela, c’est leur problème. Après, les critiques contre moi…, vous savez, Petkovic, les joueurs, la FAF, les supporters…, une seule chose compte : le pays, la patrie, l’Algérie. »
Hadjam : « On vit bien, aucun problème »
En zone mixte, Jaouen Hadjam a été interrogé sur l’ambiance au sein du groupe. Avant d’y répondre, ce dernier nous a demandé de regarder derrière lui et d’observer les joueurs à l’entraînement afin de constater la joie et la complicité qui règnent au sein de l’effectif. « Vous voyez comment on vit, tout le monde est content d’être là, tout le monde profite du moment et reste concentré sur un seul objectif : la qualification au prochain tour », dira celui qui pourrait rejoindre la Serie A dès la saison prochaine.
Au moment où nous mettions sous presse, nous ne connaissions pas encore le résultat du match entre l’Algérie et l’Autriche. Que l’Algérie se qualifie pour les seizièmes de finale et poursuive son parcours dans la compétition ou qu’elle soit éliminée, Compétition continuera d’enquêter pour démêler le vrai du faux dans cette affaire. Nous y reviendrons.
De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender





