La Coupe d’Afrique des nations 2025 s’est achevée pour l’Equipe nationale. Un chapitre se referme, tandis que d’autres perspectives commencent déjà à se dessiner pour les Verts. Contrairement aux deux dernières éditions, la participation algérienne n’a pas été catastrophique. Les Verts ont livré un tournoi globalement satisfaisant, avec la possibilité de faire mieux.
Le match face au Nigeria a toutefois mis en lumière plusieurs carences. Certes, l’arbitrage n’a pas été favorable à l’EN, mais celle-ci n’a pas non plus affiché le visage attendu, se laissant manœuvrer par une sélection nigériane très remuante sur le plan offensif. Dans l’ensemble, le bilan reste encourageant. Mais une certitude s’impose : le sélectionneur national Vladimir Petkovic devra effectuer un tri dans sa liste, d’autant qu’il ne disposera pas du même privilège de convoquer 28 joueurs lors de la Coupe du monde. Parmi les 27 éléments utilisés durant cette CAN, tous n’ont pas donné satisfaction. Les choix à venir seront inévitablement guidés par les performances enregistrées lors de cette compétition.
Certains joueurs, en difficulté, pourraient néanmoins être suivis en club et bénéficier d’un nouveau test en mars, à l’occasion de deux rencontres amicales déjà annoncées comme décisives. Nous vous proposons une revue d’effectif, considérée comme une jauge du rendement des 28 joueurs ayant pris part à cette CAN, où les espoirs étaient élevés mais où des carences persistent encore, menaçant l’ambition mondiale des Verts et obligeant Petkovic à envisager des ajustements nécessaires.
S. M. A.
Luca Zidane (360’)
Les attentes étaient importantes autour de sa présence à la CAN. La blessure de Guendouz a accéléré les choses et offert au deuxième fils du légendaire Zinédine Zidane un concours de circonstances favorable. Sa CAN peut être jugée positive dans l’ensemble. Il a disputé quatre des cinq matches de l’EN, Petkovic ayant choisi de ne pas l’aligner face à la Guinée équatoriale. Très à l’aise balle au pied mais moins rassurant dans le jeu aérien, Zidane a globalement répondu présent. Il aurait cependant pu mieux faire, notamment sur le but d’Osimhen, avec davantage de concentration et de rythme compétitif.
Note : 7/10
Anthony Mandrea (90’)
Un match, une victoire, mais un but encaissé sur une frappe en pleine lucarne. Invité surprise de cette CAN, Mandrea aurait même pu ne disputer aucune minute. Sa participation à la Coupe du monde reste incertaine et dépendra de la disponibilité des autres gardiens, lui qui a été un choix par défaut.
Oussama Benbot
Le gardien de l’USMA est le seul joueur du groupe à n’avoir bénéficié d’aucun temps de jeu. Malgré ses convocations répétées depuis l’arrivée de Petkovic, le sélectionneur ne semble pas totalement convaincu par ses qualités, ce qui explique l’absence de confiance à son égard.
Aïssa Mandi (321’)
Recordman de sélections avec 115 capes, Mandi a disputé l’intégralité des cinq matches de cette CAN. Comme Mahrez, il pourrait avoir joué sa dernière Coupe d’Afrique, même s’il ne l’affirme pas publiquement. Son rendement a été contrasté, alternant le bon et le moins bon. Solide dans une défense à trois, il continue cependant d’éprouver des difficultés, lorsqu’il évolue en charnière avec Bensebaïni, un manque de complémentarité déjà visible au premier tour et exposé cruellement face au Nigeria.
Note : 7/10
Ramy Bensebaïni (390’)
Utilisé aussi bien dans l’axe qu’au poste de latéral gauche, le défenseur de Dortmund a illustré la polyvalence de son profil. En club, son entraîneur envisage même de le repositionner en milieu défensif, une évolution à suivre. En sélection, sa place ne semble pas menacée, même si son association avec Mandi demeure perfectible. Elle devient plus intéressante en présence d’un troisième axial comme Belaïd ou Chergui. À surveiller également son temps de jeu en club, en nette baisse lors de la seconde moitié de la phase aller.
Note : 7,5/10
Zineddine Belaïd (171’)
Très bon malgré son statut de remplaçant, Belaïd a répondu présent à chacune de ses apparitions. Auteur d’un sauvetage décisif dans les derniers instants face à la RDC et d’un but contre la Guinée équatoriale, il mérite clairement davantage de considération. Sa titularisation contre le Nigeria aurait pu apporter un surnombre défensif et limiter la liberté laissée aux attaquants adverses.
Son évolution continentale avec la JSK devrait renforcer son statut, et il semble sur la bonne voie pour intégrer le groupe du Mondial.
Note : 7,5/10
Mohamed-Amine Tougaï (30’)
Les matches disputés en Coupe arabe laissaient espérer un retour en forme, mais Tougaï a rapidement rechuté. Manifestement pas prêt physiquement, il n’a joué qu’une heure avant de se blesser à nouveau, privant l’EN de son impact physique. Malgré cela, il demeure une pièce maîtresse dans l’esprit de Petkovic.
Samir Chergui (30’)
Comme Tougaï, Chergui n’a disputé qu’une heure dans cette CAN, revenant lui aussi de blessure. Ces deux cas illustrent les difficultés du sélectionneur à composer son effectif. Totalement intégré aux plans du coach, Chergui aura un rôle important dès le mois de mars. Son match face au Burkina a été encourageant et pourrait le propulser parmi les titulaires en vue du Mondial.
Rafik Belghali (377’)
Le joueur le plus constant de cette CAN côté algérien. Présent lors des cinq matches, dont trois titularisations, Belghali a affiché un rendement stable et élevé, y compris face au Nigeria. Moins aidé défensivement par Mahrez, physiquement émoussé, il a néanmoins maîtrisé son couloir et affiché une belle complicité avec Boudaoui, voire Mahrez offensivement. Courtisé par des clubs italiens de premier plan, il peut encore progresser offensivement, mais s’impose désormais comme le favori au poste de latéral droit.
Note : 8,5/10
Youcef Atal (30’)
Entré en jeu pour une mi-temps contre la Guinée équatoriale, il n’a pas convaincu Petkovic de lui offrir davantage de temps de jeu. Observé également en Coupe arabe, Atal conserve néanmoins intactes ses chances pour le Mondial, à condition de retrouver la forme et d’éviter les blessures.
Jaouen Hadjam (43’)
Auteur d’une entrée remarquée contre le Soudan et d’une titularisation méritée face au Burkina, Hadjam a vu son élan freiné par une blessure. Il aurait pu bousculer la hiérarchie au poste de latéral gauche. Son retour à la compétition est très attendu avant le stage de mars.
Rayan Aït-Nouri (357’)
Malgré un temps de jeu limité à Manchester City, Aït-Nouri a bénéficié de la confiance du sélectionneur. La blessure de Hadjam et le retard de Dorval ont renforcé sa position. Son rendement a été correct sans être exceptionnel, bien en deçà de son niveau avec Wolverhampton. Sa place reste néanmoins assurée.
Note : 7/10
Mehdi Dorval (30’)
Avec une seule mi-temps disputée, Dorval ne fait pas encore partie du noyau dur. Même lorsqu’Aït-Nouri était diminué, Petkovic ne l’a pas privilégié. Son avenir dépendra fortement de l’état physique de Hadjam.
Ismaël Bennacer (211’)
Bien entré dans sa CAN dans un rôle plus défensif, Bennacer montait en puissance avant d’être stoppé par une blessure. Son absence s’est fait sentir, notamment lorsque Zerrouki a été aligné. En quête de continuité physique, il devra réussir sa fin de saison à Zagreb pour rester dans la course au Mondial.
Note : 7,5/10
Hicham Boudaoui (375’)
Deuxième joueur le plus régulier après Belghali. Installé comme milieu droit, il a assumé un double rôle offensif et défensif avec brio. Devenu un pilier des plans de Petkovic, il peut encore progresser en assumant davantage la relance et la projection offensive.
Note : 8/10
Ramiz Zerrouki (166’)
Peu rassurant avant le tournoi, il n’a pas débuté la CAN comme titulaire. Malgré un temps de jeu progressif, sa titularisation contre le Nigeria a surpris, au détriment d’Abdelli. Sa prestation a confirmé les doutes.
Note : 6/10
Adem Zorgane (30’)
Entré à la 61e minute face à la Guinée équatoriale, il n’a disputé qu’une trentaine de minutes, insuffisantes pour s’imposer.
Fares Chaïbi (344’)
Véritable énigme, il a été la surprise de Petkovic avec quatre titularisations. Son match contre le Nigeria a terni son bilan. Sans poste fixe, ses tâches défensives en club ont bridé sa créativité offensive.
Note : 7/10
Ibrahim Maza (326’)
D’abord remplaçant, il a fini par s’imposer. Talentueux mais encore fragile face à la pression, il a connu des matches difficiles contre la RDC et le Nigeria. Il demeure néanmoins un joueur d’avenir à suivre de près.
Note : 7,5/10
Himed Abdelli (176’)
Dernier arrivé, Abdelli a rapidement assimilé les consignes. Progressivement installé, il a livré une prestation aboutie contre la Guinée équatoriale. Son absence face au Nigeria reste incompréhensible. Il ressort renforcé de cette CAN.
Note : 7,5/10
Riyad Mahrez (279’)
Titulaire indiscutable mais rarement capable de tenir 90 minutes. Auteur de trois buts en deux matches, il semblait lancé avant de s’éteindre progressivement. Transparent face à la RDC et au Nigeria, son statut est désormais débattu.
Note : 7/10
Anis Hadj Moussa (185’)
Découverte du tournoi avec Maza, ses entrées ont été globalement positives jusqu’au match face au Nigeria. Considéré comme le successeur naturel de Mahrez, il sera l’un des joueurs à suivre au Mondial.
Note : 7/10
Ilan Kebbal (12’)
Douze minutes de jeu seulement. Difficile de le juger, mais son niveau en club peine encore à se traduire en sélection.
Mohamed Amoura (371’)
La grande déception de cette CAN. Malgré un temps de jeu conséquent et la confiance du coach, il n’a pas su concrétiser. Troisième CAN sans but, même repositionné en pointe, il n’a jamais trouvé la solution.
Note : 6,5/10
Adil Boulbina (51’)
Auteur du but de la CAN côté algérien. Brillant à chaque entrée, il incarne l’avenir. Petkovic avance prudemment avec lui, mais son potentiel est immense.
Baghdad Bounedjah (137’)
Deux titularisations sans but lui ont coûté cher. Relégué sur le banc, il aurait pu bénéficier de plus de temps de jeu. Très performant en club, il devra redoubler d’efforts pour rester dans la course.
Note : 6
Monsef Bakrar (90’)
En difficulté, il a manqué un joker important contre la Guinée équatoriale. Son avenir en sélection est incertain.
Redouane Berkane (9’)
Neuf minutes disputées contre le Nigeria. Temps de jeu trop limité pour juger, mais Petkovic devrait le revoir prochainement. La balle est désormais dans son camp.





