Dans le grand derby du Nord disputé vendredi soir, Lille a eu le dernier mot en battant Lens (1-0), au terme d'une rencontre dominée par Nabil Bentaleb, élu Homme du match après une prestation magistrale.
Installé devant la défense par Davide Ancelotti, le milieu de terrain algérien a tout simplement survolé les débats. L'Équipe lui a attribué la note de 8/10, saluant son abattage à la récupération et sa qualité de passe, qui ont illuminé le jeu lillois.
Impliqué sur le but de la victoire
Au-delà de sa justesse technique et de sa capacité à distribuer des caviars à ses attaquants, Bentaleb a directement contribué au but de la victoire à la 86e minute du derby. Sa frappe lourde et flottante a mis en difficulté le gardien lensois, Robin Risser, fraîchement convoqué en équipe de France. Olivier Giroud, à l'affût, n'a plus eu qu'à pousser le ballon relâché au fond des filets pour offrir la victoire aux Lillois. « J'ai anticipé la frappe de Nabil (Bentaleb), je savais qu'il allait y mettre tout son cœur. C'est difficile pour le gardien », a commenté Giroud à propos de cette action au micro de La Voix du Nord. Grâce à cette masterclass de Nabil Bentaleb, le LOSC s'empare provisoirement de la deuxième place du classement de Ligue 1.
Il faut souligner que depuis son arrivée sur le banc lillois cet été, Davide Ancelotti accorde une confiance totale au milieu de terrain algérien. Après la victoire face à Lens vendredi, le jeune technicien italien n'a d'ailleurs pas tari d'éloges à son sujet : « C'est clair, avec les qualités qu'il a dans le jeu long, on savait que la profondeur et les ballons dans le dos étaient des choses à exploiter », a expliqué le fils de Carlo Ancelotti.
En lui confiant un rôle de régulateur du jeu lillois, le technicien italien exploite pleinement sa science de la passe et son jeu long pour casser les lignes. D'ailleurs, dans une récente déclaration, le coach lillois a affirmé que l'association Bentaleb-André constituait l'une des clés de la régularité de son équipe. De son côté, Nabil Bentaleb est totalement séduit par la méthode de son nouvel entraîneur. « Il a impressionné tout le vestiaire par ses consignes claires et la liberté de jouer au sein d'un cadre tactique strict », souligne l'international algérien.
Le leader qu'il faut à Hemdani au milieu
Après avoir dû déclarer forfait lors du rassemblement de septembre en raison d'une blessure, alors qu'il figurait dans la première liste de Brahim Hemdani, Nabil Bentaleb est désormais prêt pour le regroupement de ce mois-ci. Après les rencontres face à la Zambie, au Burundi et au Niger, qui ont mis en lumière certaines fragilités défensives dans l'entrejeu, Brahim Hemdani cherche à stabiliser son milieu de terrain. Le sélectionneur semble ainsi privilégier l'expérience et le vécu des cadres plutôt que l'improvisation.
Avec sa capacité à dicter le tempo, sa qualité de passe longue pour casser les lignes et son impact physique dans les duels, Nabil Bentaleb possède précisément les qualités qui ont fait défaut à la transition algérienne lors des premiers rendez-vous de l'ère Brahim Hemdani. La présence du milieu de terrain du LOSC au prochain stage est considérée comme un atout majeur pour redonner de la consistance à l'équipe nationale. Fort de son expérience du haut niveau, Nabil Bentaleb pourrait naturellement endosser le costume de patron technique et de leader d'un vestiaire qui vient de perdre deux de ses figures historiques, Aïssa Mandi et Riyad Mahrez, partis à la retraite après la dernière Coupe du monde.
M. S.





