L'équipe nationale féminine connaît désormais son adversaire en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations 2026.
Les Vertes affronteront, samedi (18h) au stade Moulay Rachid de Casablanca, la Côte d'Ivoire, première du groupe B après sa victoire contre la Tanzanie (2-1). Un rendez-vous historique puisque cette rencontre pourrait ouvrir directement les portes de la Coupe du monde 2027 au Brésil.
Une qualification qui vaut de l'or
L'enjeu dépasse largement une simple place dans le dernier carré. Conformément au règlement de la compétition, les quatre demi-finalistes décrocheront automatiquement leur qualification pour le Mondial 2027, organisé au Brésil du 24 juin au 25 juillet, une première historique pour le football féminin algérien. Ce quart de finale représente donc une véritable première balle de match pour les joueuses de Farid Benstiti. En cas de victoire, elles écriraient l'une des plus belles pages de leur histoire.
Même en cas de défaite, tout espoir ne serait pas perdu. Les quatre sélections éliminées en quarts de finale disputeront un barrage continental donnant accès au tournoi mondial de repêchage. Deux nations africaines y prendront part aux côtés de représentants de l'Asie, de l'Amérique du Sud et de l'Océanie, avec la possibilité de poursuivre ensuite leur route vers les dernières places qualificatives à la Coupe du monde. Une seconde chance, certes, mais dont personne ne souhaite avoir besoin.
Des progrès encourageants
Avant de penser au défi ivoirien, les Algériennes ont parfaitement rempli leur mission en dominant le Kenya (2-0) lors de la dernière journée de la phase de groupes. Une victoire maîtrisée qui a confirmé les progrès affichés depuis le début du tournoi. Face aux Kényanes, Farid Benstiti s'est montré satisfait de l'approche tactique de son équipe : «C'était un match comme on l'avait imaginé, difficile bien entendu, mais on a décidé d'avoir un bloc un peu plus haut avec un pressing constant. On l'a rendu plus facile grâce au superbe coup franc de Marine Dafeur, ce qui a permis à toute l'équipe de continuer à presser»
Le sélectionneur a également insisté sur la discipline collective de ses joueuses : «En voulant marquer ce deuxième but, on ne voulait pas se désorganiser. C'est ce que l'on a fait. À partir de la 65e minute, on a commencé à maîtriser le match sans partir à l'abordage, tout en restant solides». Depuis le début de la compétition, c'est surtout le secteur défensif qui impressionne. L'Algérie gère beaucoup mieux les offensives adverses et affiche une organisation bien plus cohérente qu'auparavant.
La seule défaite concédée, face au Maroc, est d'ailleurs intervenue sur une unique erreur d'inattention, à la limite du hors-jeu, sans remettre en cause la solidité d'ensemble affichée par le groupe. Benstiti n'a d'ailleurs pas manqué de saluer la performance de son arrière-garde : «On a eu une Chloé N'Gazi, une défense et des milieux très solides. Cela nous a vraiment encouragés à rester bien en place».
L’exploit est possible
Sur le papier, la Côte d'Ivoire abordera ce quart de finale avec le statut de première de son groupe. Les Éléphantes ont terminé en tête avec sept points grâce notamment aux réalisations de Safi Ouedraogo et Inès Konan contre la Tanzanie. Pour autant, le niveau affiché par les Ivoiriennes lors du premier tour ne semble pas placer cette sélection largement au-dessus des Algériennes. Les Vertes ont démontré qu'elles possèdent aujourd'hui les armes tactiques, la rigueur défensive et la confiance nécessaires pour rivaliser avec les meilleures équipes du continent. Portée par une progression constante depuis le début du tournoi, l'Algérie abordera donc ce rendez-vous avec l'ambition de transformer cette première balle de match en qualification historique pour la Coupe du monde. Un défi immense, mais loin d'être hors de portée.
S. M. A.




