Le légendaire gardien de but de la sélection nationale, Raïs Wahab Mbolhi, s’apprête à entamer une nouvelle carrière. À 39 ans, il tourne la page après plus de vingt ans au plus haut niveau, avec son lot de succès et de revers, pour rester dans son univers de prédilection : l’encadrement des gardiens.
La décision du « Raïs » est mûrement réfléchie. Elle intervient dans un contexte marqué par le manque d’offres et surtout par la disparition de sa principale motivation : continuer à défendre les couleurs de l’équipe nationale. N’ayant pas assuré une retraite financière confortable, il a choisi de demeurer dans le football, mais sous un autre rôle.
Arabie Saoudite
Selon des proches cités par Al Khabar, Mbolhi devrait prochainement entamer des stages de formation spécialisés dans l’entraînement des gardiens de but. L’Arabie Saoudite devrait constituer sa première étape dans cette nouvelle aventure. Depuis ses débuts en 2005 à l’Olympique de Marseille, Mbolhi a connu un parcours mouvementé en club, passant par seize équipes sur quatre continents. Malgré cette instabilité, son nom restera surtout lié à ses exploits avec les Verts. Pendant douze ans, il a été l’un des piliers de la sélection, brillant lors des Coupes du monde 2010 et 2014, et contribuant aux sacres de la CAN 2019 et de la Coupe arabe 2021. Pour beaucoup, il demeure le meilleur gardien de l’histoire de l’Algérie.
Rêve brisé
Son rêve de poursuivre l’aventure internationale l’avait poussé à revenir en championnat algérien, d’abord au CR Belouizdad puis à l’ES Mostaganem, avec l’espoir de disputer la dernière CAN au Maroc. Mais le choix de la FAF et du staff dirigé par Vladimir Petkovic de miser sur de nouveaux profils, notamment Luca Zidane, a été un coup dur. Selon des échos, il aurait mal vécu cette décision, malgré les encouragements de Madjid Bougherra à rester compétitif en lui promettant une place lors de la dernière Coupe arabe. De retour en France, constatant la rareté des offres à son âge, Mbolhi a décidé de refermer le chapitre de joueur pour se consacrer à la formation des gardiens. Ainsi s’achève le parcours du « Raïs », parti sans véritable hommage, mais avec un héritage qui restera longtemps gravé dans la mémoire du football algérien.
S. M. A.





