JSK : Bensafi redessine la JSK

Publié le : 28 Mars 2026

Le premier match de Rabah Bensafi en tant qu’entraîneur intérimaire de la JS Kabylie face à l'USM Alger a permis de constater immédiatement un changement majeur dans le style de jeu. Contrairement à Josef Zinnbauer, qui prônait un football de possession basé sur de longues circulations et des une-deux jusqu’au milieu et vers l’attaque, Bensafi a opté pour un jeu beaucoup plus direct.

 

 

Dès les premières minutes, les actions ont été rapides, souvent en trois passes maximum, permettant aux Kabyles de se projeter rapidement vers l’avant. Les défenseurs n’ont plus eu besoin de trop faire circuler le ballon et les transitions ont été plus fluides et plus tranchantes, signe que l’entraîneur privilégie l’efficacité offensive immédiate. Certes, ce n’était qu’un premier match à l’extérieur, mais la différence de philosophie était nette.

 

Changements réactifs et confiance aux jeunes


La réactivité dans les changements a également été une marque de fabrique de ce début d’ère Bensafi. Dès la mi-temps, le meneur de jeu Ryad Boudebouz, dont la prestation était jugée insuffisante, a été remplacé. Cette décision rapide démontre une capacité à corriger immédiatement ce qui ne fonctionne pas, un signe positif pour la suite du championnat. Autre élément important, la confiance accordée aux jeunes du club. Bensafi, qui a travaillé avec eux en U20, a fait évoluer Nechat à l’arrière droit, tout en repositionnant Hamidi. Tichtich et le jeune Malki, peu utilisés sous Zinnbauer, ont été intégrés à l’équipe en seconde période. Cette approche renforce la concurrence et envoie un message clair : les jeunes du cru auront leur chance s’ils prouvent leur valeur, ce qui pourrait compliquer la situation pour des joueurs comme Teixeira, resté sur le banc, ou même Ecua, qui se trouve en sélection tchadienne.

 

Souplesse tactique et état d’esprit retrouvé


Sur le plan tactique, Bensafi a fait preuve de flexibilité. La rencontre a débuté en 4-3-3 avec Mahious en pointe, Akhrib et Hamidi sur les couloirs, mais après la sortie de Boudebouz, l’entraîneur a rapidement basculé en 4-4-2, repositionnant Hamidi au milieu et faisant évoluer Mahious et Akhrib en attaque avec Bada en meneur de jeu. Cette capacité à adapter le schéma à la situation du match est un point fort, surtout dans un championnat où la réaction rapide peut faire la différence. Enfin, l’état d’esprit des joueurs a été remarquable. Dès les premières minutes, la grinta et la détermination étaient visibles sur le terrain, et la victoire finale a été célébrée collectivement avec le nouvel entraîneur, illustrant l’harmonie retrouvée et la confiance entre l’équipe et Bensafi. En somme, ce premier match a révélé un style plus direct, une réactivité dans les changements, un investissement sur les jeunes, une souplesse tactique et un état d’esprit conquérant. La JSK semble reprendre des couleurs et aborde cette nouvelle étape avec de nouvelles ambitions.
S. D.