Avec la démission du manager général Karim Doudane, certains cadres souhaitent rencontrer le président Boudedja pour voir ses objectifs pour la saison prochaine.
Il s'est adressé à eux avant le match contre le CRB avant de se réunir avec eux à l'hôtel à la fin du dernier rendez-vous du championnat, mais avec le départ de Doudane, ils tiennent à discuter encore une fois avec le président Boudedja sur le projet sportif. Au cours de la réunion qu'il avait tenue avec eux avant la rencontre face au CRB et cela en présence de Doudane, le président Boudedja leur avait promis d'engager un coach de renom et de renforcer l'effectif avec des joueurs de qualité, mais avec tout ce qui s'est passé ces derniers jours, ils craignent que cela se répercute négativement sur la préparation pour la saison prochaine. C'est pour cela qu'ils veulent avoir une discussion franche avec le président Boudedja avant de partir en vacances. Ainsi, comme nous l'avons rapporté au mois de mai dernier, la condition de certains cadres pour rester est de jouer le titre la saison prochaine.
Les Gaya Merbah, Mahious, Belaïd et Messaoudi avaient opté pour la JSK afin de jouer les premiers rôles et pour ne pas revivre le scénario de l'exercice écoulé, quelques-uns d'entre eux nous ont confié que sans des renforts de haut niveau, ils songeront sérieusement à leur avenir. L'international défenseur des Verts Zineddine Belaïd attendra sûrement le retour de l'EN pour demander audience au président Boudedja, mais les autres envisagent de le rencontrer à la fin de la semaine. Ils avaient choisi la JSK pour le projet sportif qui leur a été présenté par l'ancienne direction et comme l'équipe n'a assuré aucune participation aux compétitions continentales, ils espèrent au moins que l'ambition de la direction pour la saison à venir est de remporter le titre. S'ils reçoivent des garanties à ce sujet, ils poursuivront leurs aventures avec les Canaris sans aucun problème. Ils sont encore sous contrat avec le club, mais leur avenir sera tributaire des objectifs pour la saison prochaine.
Décisions
Malgré les multiples offres qu’ils ont reçues, Mahious, Belaïd et Messaoudi pour ne citer que ceux-là n'ont rien négocié pour le moment. Ils préfèrent attendre leur entrevue avec le président Boudedja avant de décider quoi que ce soit. Même si une source digne de foi nous a révélé, il y a quelques jours de cela, que la clause libératoire de certains cadres est de 1,2 million d'euros et que celle-ci n'est valable que pour l'étranger, un proche d'un haut cadre nous a confié que si la direction ne donne pas des garanties concernant le projet sportif pour la saison à venir, il n'est pas à exclure qu'un ou quelques cadres partent en cette intersaison. Il nous a ajouté que les offres pleuvent sur eux en ce mois de juin et que s'ils restent, c'est pour jouer le titre et non pas pour faire dans la figuration. Le président Boudedja tient à garder ses meilleurs joueurs, mais il doit user de son pouvoir de persuasion pour les convaincre de rester.
Le désormais ancien manager général Karim Doudane avait conclu avec le milieu offensif de l'ESBA Badis Bouamama et le pensionnaire algérien du Club Africain Toufik Cherifi avant de se retirer de son poste, mais en attendant qu’Yazid Mansouri soit installé dans ses fonctions de directeur technique et sportif, le président Boudedja n'a pas d'autre choix que de relancer les négociations avec les joueurs ciblés. La JSK a déjà perdu Mehdaoui parti au MCA et Chelfaoui au CRB et pour ne pas se faire doubler sur d'autres dossiers par d'autres clubs, le président Boudedja n'a pas beaucoup de temps devant lui. Il n'y a pas que les supporters qui réclament des renforts de qualité puisque même les cadres de l'équipe souhaitent un recrutement qualitatif et quantitatif pour espérer concurrencer le MCA, le CRB et l'USMA la saison prochaine. Ils sont convoités par des clubs algériens qui participeront aux différentes compétitions continentales ainsi que par des clubs étrangers et pour pouvoir les garder tous, le président Boudedja doit se montrer plus convaincant avec eux.
N. B.





