Comme attendu, le Mouloudia d'Oran a bouclé ce championnat à une honorable quatrième place derrière le MC Alger, la JS Saoura et le CR Belouizdad.
Un classement qui confirme la progression du club sous l'ère Hyproc, surtout lorsque l'on se rappelle que les Hamraoua avaient passé les deux saisons précédentes à lutter pour leur maintien parmi l'élite algérienne. Même si la troisième place, synonyme de qualification à une compétition continentale, leur a finalement échappé dans les dernières journées, cette quatrième position reste une véritable satisfaction. Au terme de la phase aller et au début de la manche retour, peu d'observateurs imaginaient le MCO jouer les premiers rôles. L'éviction de Garrido puis la nomination, pourtant provisoire, de Chérif El Ouazzani ont complètement changé la donne. Le technicien oranais a réussi à redresser la situation et à relancer l'espoir d'un retour sur le podium.
Les objectifs se définissent en début de saison
Pour Chérif El Ouazzani, qui devrait prochainement retrouver son poste de directeur sportif, l'objectif principal était avant tout d'améliorer la position de l'équipe au classement général, puisque le Mouloudia avait amorcé une chute vertigineuse vers le bas du tableau. Trois points seulement séparaient l’équipe du premier relégable après deux journées de la phase retour. C’est grâce à son regain de forme que l’équipe a pu croire au podium, devenu une source de motivation pour pousser les joueurs à se surpasser davantage. Le coach estime toutefois que les véritables objectifs d'un club se fixent dès l'intersaison, en fonction de la qualité du recrutement effectué et de la préparation estivale mise en place. Dans un contexte qualifié de brouillon, marqué par des changements fréquents aussi bien au niveau de la direction que de la barre technique, le parcours réalisé par le MCO reste largement positif.
La meilleure récolte depuis vingt ans
Sur le plan comptable, le Mouloudia d'Oran a signé l'une de ses meilleures saisons du XXIe siècle. Avec le total de points enregistré cette année, le club égale la performance réalisée lors de la saison 2017-2018 sous la présidence d'Ahmed Belhadj et la conduite technique de Moez Bououkaz. Il faut remonter à l'exercice 2014-2015 pour retrouver un meilleur classement, lorsque les Hamraoua avaient terminé à la troisième place du championnat. Une référence qui pourrait bien servir de base de travail à la direction pour la saison prochaine, où l'objectif du podium semble désormais à la portée d'un club qui veut renouer coûte que coûte avec l’aventure africaine, laquelle lui échappe depuis déjà dix ans.
A. L.





