L'affiche tant attendue est enfin là. Ce soir à 20h (heure algérienne), le MetLife Stadium de New York sera le théâtre de la finale de la Coupe du monde 2026 qui opposera deux des plus grandes nations de l'histoire du football : l'Espagne et l'Argentine.
Une finale de rêve entre le champion du monde en titre et vainqueur de la Copa América, d'un côté, et le champion d'Europe, de l'autre. Deux sélections qui ont dominé les dernières grandes compétitions internationales et qui se retrouvent désormais face à face pour le titre suprême. Cette confrontation aurait d'ailleurs dû avoir lieu dès mars dernier lors de la Finalissima, avant l'annulation de la rencontre. Le rendez-vous aura finalement lieu dans un cadre encore plus prestigieux, avec une Coupe du monde au bout.
L'Albiceleste pour le back-to-back
Championne du monde en titre, l'Argentine rêve d'un exploit historique. L'Albiceleste tentera de devenir la première sélection depuis le Brésil en 1962 à remporter deux Coupes du monde consécutives. Les Brésiliens, sacrés en 1958 puis en 1962 au Chili, restent les derniers à avoir réussi cet exploit, après l'Italie, première nation à conserver sa couronne mondiale en 1934 et 1938. Mais si l'Argentine se retrouve aujourd'hui à 90 minutes d'un nouveau sacre, c'est aussi grâce à une force mentale exceptionnelle affichée tout au long de son parcours, particulièrement dans les matches à élimination directe. L'Albiceleste a souvent été poussée dans ses derniers retranchements, mais elle a toujours trouvé les ressources nécessaires pour revenir et s'imposer.
Face au Cap-Vert, elle a dû attendre la prolongation pour arracher la qualification (3-2). Contre l'Égypte, elle a réalisé une remontée spectaculaire en inscrivant trois buts après avoir été menée 2-0 jusqu'à la 79e minute (3-2). Puis, face à la Suisse, elle a une nouvelle fois fait parler son caractère pour s'imposer après prolongation (3-1). Mais c'est surtout dans les demi-finales que la force mentale de cette équipe a atteint son paroxysme. Menée 1-0 par l'Angleterre jusqu'à la 85e minute, l'Argentine semblait se diriger vers l'élimination. En l'espace de quelques minutes, elle a pourtant renversé complètement la situation pour s'imposer 2-1 et décrocher son billet pour la finale.
Comme en 2022, Lionel Messi a été le grand homme de cette épopée. Malgré ses 39 ans, le capitaine argentin a une nouvelle fois porté son équipe dans les moments décisifs, avec 8 buts et 4 passes décisives depuis le début de la compétition. L'enjeu est donc immense pour les Argentins, qui peuvent entrer définitivement dans l'histoire du football mondial. Un quatrième sacre permettrait à l'Albiceleste de rejoindre l'Italie et l'Allemagne au deuxième rang des nations les plus titrées de l'histoire de la Coupe du monde, derrière le Brésil et ses cinq couronnes.
La Roja pour une deuxième étoile
Face à elle, l'Espagne tentera de décrocher un deuxième titre mondial après son sacre historique de 2010 en Afrique du Sud. Championne d'Europe, la Roja a connu un départ pour le moins surprenant dans ce Mondial en concédant le nul face au Cap-Vert (0-0). Mais ce faux pas initial n'aura finalement été qu'un simple accident de parcours. La sélection espagnole a ensuite élevé considérablement son niveau de jeu pour enchaîner les prestations de haute volée et s'imposer comme l'une des équipes les plus séduisantes et les plus solides de la compétition.
Après avoir balayé l'Autriche avec autorité (3-0), l'Espagne a ensuite franchi l'obstacle portugais (1-0), avant de venir à bout de la Belgique (2-1 après prolongation) au terme d'un match particulièrement disputé. Mais c'est surtout dans les demi-finales que la Roja a impressionné, en dominant la France (2-0) grâce à une force collective hors normes. Solide dans tous les compartiments du jeu, capable de contrôler les débats, de faire circuler le ballon avec une grande maîtrise et de se montrer redoutable dans les moments importants, l'Espagne a confirmé qu'elle ne reposait pas uniquement sur les individualités.
C'est par sa force collective, sa maîtrise tactique et sa capacité à jouer en équipe qu'elle a réussi à franchir un à un les obstacles qui se dressaient sur sa route. Face à l'Argentine, elle tentera désormais de parachever ce parcours remarquable par un deuxième sacre mondial. Cette finale opposera donc deux équipes qui ont déjà marqué cette génération. L'Argentine, championne du monde en titre et vainqueur de la Copa América, face à l'Espagne, championne d'Europe. Deux styles, deux histoires et deux ambitions pour une seule couronne.
O.M.





