Le CR Belouizdad a chuté avant-hier à domicile face au Zamalek et complique sérieusement sa mission pour espérer atteindre la finale de la compétition. Si les regrets sont bien là, la défaite était finalement programmée au vu des derniers évènements qui ont secoué la formation de Laâquiba.
«On a eu ce qu’on voulait.» C’est avec ces termes-là que l’entraîneur du Zamalek, Moatamed Gamal a commenté la victoire de son équipe face au CRB. Les Rouge et Blanc avaient la possibilité de prendre ne serait-ce qu’une petite avance sur leurs adversaires en vue du match retour. Cependant, après une prestation loin des attentes, les choses se sont compliquées puisque c’est le pire scénario qui s’est produit avec cette défaite sur le score d’un but à zéro. L’heure est clairement aux regrets car au vu de ce qu’on a vu avant-hier au stade Nelson-Mandela, le Zamalek était largement prenable mais les Rouge et Blanc n’ont pas su en profiter. D’ailleurs, le CRB n’a pas préparé cette partie dans les meilleures conditions possibles. Des évènements ont secoué l’équipe tout au long des deux dernières semaines et cela a eu un impact direct sur le rendement et le résultat du match. Au final, il s’agissait d’une défaite programmée et en voici les raisons.
La déroute tactique de Sebaâ
Salim Sebaâ a été nommé entraîneur intérimaire après la suspension de Sead Ramovic pour gérer cette période et faire en sorte que tout se déroule parfaitement bien. Cependant, avant-hier, on a eu droit à une déroute tactique de la part de l’entraîneur. Ce dernier, que ce soit par rapport à certains choix ou par rapport à la stratégie de jeu, a failli puisque le CRB n’a jamais réussi à trouver la moindre faille face à un adversaire prenable. Sebaâ manque d’expérience puisqu’il n’a jamais eu à diriger une équipe en phase finale de coupe d’Afrique et n’a jamais dirigé durant son parcours une équipe première puisqu’il a été adjoint de Zoran Manojlovic, de Paqueta et a fait l’essentiel de sa carrière avec les U21 que ce soit l’USMH, le NAHD, le MCA et le CRB. Un manque d’expérience qui a été fatal au Chabab finalement puisque l’équipe s’est inclinée à domicile et se complique sérieusement la tâche en vue d’une qualification pour la finale de la compétition.
Le pari raté de la direction
On ne peut pas parler de Salim Sebaâ sans parler également de la direction du CRB. En effet, en décidant de suspendre Ramovic de ses fonctions, le boss belouizdadi a fait un pari risqué et il s’avère que c’est un pari raté. Il fallait rapidement désigner un nouvel entraîneur puisqu’on a parlé de Pisto Mosimane mais rien n’a été fait. C’est ce qui fait la différence puisqu’un club comme l’ES Tunis avait limogé Maher Kanzari et 48 heures après, Patrice Beaumelle prenait le relais sur le banc du club, ce qui n’a pas été le cas au CRB qui a donc choisi de continuer avec Sebaâ et n’a toujours pas remplacé Ramovic dont le départ n’a toujours pas été annoncé.
La gestion du cas Benhamouda
Autre raison qui a eu un impact négatif sur la préparation de ce match, c’est sans aucun doute la gestion du cas de l’attaquant tunisien de l’équipe, Mohamed-Ali Benhamouda. En effet, ce dernier n’a pris part qu’à 7 minutes au cours de ce match du moment qu’il n’était pas à 100% de ses moyens au vu de sa blessure face à l’ESM en championnat. D’ailleurs, c’est là qu’une grosse interrogation se pose. Pourquoi avoir fait jouer Benhamouda face à l’ESM surtout qu’il revenait de la même blessure qui l’avait privé du derby face au MCA ? Il était préférable de laisser récupérer pour tenir sa place car avec un Benhamouda titulaire, il y avait de quoi sérieusement menacer le Zamalek. Une gestion approximative qui a eu un effet négatif puisque le Tunisien a énormément manqué au cours de ce match.
L’absence d’un directeur sportif
Dans une équipe, il y a toujours une composante qui fait bloc. Chacun joue son rôle. Le Zamalek est venu avec une forte délégation entre président, chef de délégation, dirigeants et le directeur sportif. Néanmoins, au CRB, il n’y a pas de directeur sportif. Un maillon très important dans la chaîne de l’équipe. Pendant des semaines, on a parlé du fait que Guedioura était proche d’occuper le poste mais finalement il n’est jamais venu. Au sein du club de Laâqiba, il n’y a que le président, Toufik Chouchar, et puis c’est le vide absolu. Dans un grand club comme le CRB, il doit y avoir un directeur sportif car toujours à l’Espérance par exemple, c’est Yazid Mansouri qui occupe ce poste et qui fait de l’excellent travail. Ce sont ces détails qui font la différence et on espère que les dirigeants du Chabab vont corriger le tir au plus vite.
I. Z.





