L’USM Alger compte beaucoup miser sur la Coupe de la Confédération de la CAF cette saison, non seulement pour conserver son titre, mais aussi pour s’offrir un nouveau sacre continental. Toutefois, le chemin vers le triomphe s’annonce ardu en présence des cadors du continent et d’autres formations ambitieuses qui prétendent également remporter le trophée.
Comme l’a reconnu l’entraîneur Lamine N’Diaye, le niveau de l’édition 2027 de la Coupe de la Confédération de la CAF est plus relevé. La raison est simple : plusieurs grandes écuries seront présentes, à commencer par Al-Ahly du Caire. En attendant la qualification de l’autre représentant algérien, le CR Belouizdad, deux clubs marocains seront également de la partie : le Raja Casablanca et les FAR de Rabat. Ces équipes sont considérées parmi les meilleures du continent et possèdent une solide tradition dans les compétitions africaines. Logiquement, cette édition de l’épreuve continentale devrait être plus disputée, mais aussi sensiblement différente des précédentes, au cours desquelles des équipes modestes et peu connues parvenaient à atteindre la phase de groupes, voire les tours avancés. Ce fut notamment le cas de Marumo Gallants, d’Afrique du Sud, demi-finaliste en 2023, d’Abou Slim, de Libye, quart-de-finaliste en 2024, ou encore de l’OC Safi, du Maroc, demi-finaliste lors de la saison écoulée.
Al-Ahli Tripoli, le CS Sfaxien et Maniema Union parmi les outsiders
Outre les trois cadors cités précédemment, Al-Ahli Tripoli, le CS Sfaxien et Maniema Union figurent également parmi les outsiders à prendre au sérieux. Al-Ahli Tripoli a mis les moyens durant le dernier mercato estival pour recruter plusieurs joueurs de qualité, à commencer par les deux internationaux algériens Mohamed-Amine Tougaï et Hocine Dehiri, ainsi que le redoutable attaquant international congolais Fiston Mayele, pour ne citer que ceux-là. Forcément, le représentant libyen nourrit de grandes ambitions et prétend s’offrir le titre africain, au regard des moyens financiers déployés par ses dirigeants durant l’intersaison.
De son côté, le CS Sfaxien demeure l’une des formations les plus prestigieuses du football africain, tandis que Maniema Union a acquis une précieuse expérience ces dernières années. On se souvient notamment des difficultés qu’il avait posées à l’USMA la saison passée, en quart de finale. Les Algérois avaient alors arraché leur qualification pour les demi-finales au terme d’une confrontation particulièrement disputée. D’autres équipes peuvent également prétendre aller loin dans cette compétition, à l’image du Primeiro de Agosto, l’une des meilleures formations angolaises, de l’ASKO Kara, du Togo, ainsi que des deux représentants tanzaniens en pleine progression, Singida et Azam.
Soustara versée dans le pot 1
Au vu de ces données, le chemin vers un nouveau sacre continental s’annonce particulièrement difficile pour l’USMA. Néanmoins, l’expérience acquise par les Rouge et Noir à ce niveau constitue un atout majeur pour aller loin et tenter de conserver leur titre. Demain, la formation de Soustara connaîtra ses adversaires en phase de groupes, à l’occasion du tirage au sort prévu au Caire. Logiquement, elle devrait être versée dans le pot 1, ce qui lui permettra d’éviter au moins trois des principaux cadors du continent. Reste à savoir si le tirage lui réservera un groupe abordable.
A. S.





