C’est par un message sobre, presque solennel, qu’Oussama Benbot a mis un terme à son aventure avec la sélection nationale. Sur ses réseaux sociaux, le gardien de l’USM Alger a publié une lettre officielle adressée à la Fédération algérienne de football (FAF), annonçant sa retraite internationale. Une décision forte, chargée de symboles, qui survient dans un contexte délicat, quelques jours seulement après l’élimination des Verts de la Coupe d’Afrique des Nations face au Nigeria.
Présent au Maroc avec le groupe algérien, Benbot occupait le rôle de troisième gardien lors de cette CAN. Un statut ingrat, d’autant plus difficile à accepter qu’il n’a disputé la moindre minute durant la compétition. Pour un portier qui restait sur plusieurs saisons abouties avec l’USMA, marquées par des performances solides et des interventions décisives sur la scène continentale, cette situation a eu des allures de mise à l’écart.
À 31 ans, le gardien algérois ne semblait pourtant pas au crépuscule de sa carrière internationale. Son choix ne s’inscrit ni dans une logique d’âge, ni dans une volonté de se préserver physiquement. Il apparaît davantage comme l’aboutissement d’un désengagement progressif, nourri par un manque de reconnaissance et un rôle devenu secondaire au sein de la sélection.
Sans fracas, sans polémique ouverte, Oussama Benbot tourne ainsi une page importante de sa carrière. Il laisse derrière lui le rêve de s’imposer durablement chez les Verts, au profit d’une concentration totale sur son avenir en club. Une sortie discrète, à l’image de son annonce, mais qui ne manquera pas de relancer le débat sur la gestion des joueurs et des statuts au sein de la sélection nationale.
Riad O.





