EN: Walid Sadi s’occupe de tout

Publié le : 22 Juin 2026

Chose qu’on pensait impossible au départ, au vu de ses obligations en tant que ministre des Sports, Walid Sadi, avec l’autorisation des hauts responsables de l’État, a décidé de rester au chevet des Verts jusqu’à la fin. « Le plus longtemps possible », espère un haut responsable de la FAF.

La présence de Walid Sadi aux États-Unis revêt une importance capitale. Que ce soit sur le plan psychologique, logistique, politique ou diplomatique, le président de la FAF est insubstituable. Que les camarades du capitaine Ryad Mahrez débutent par une défaite frustrante contre l'Argentine ne fait que renforcer ce choix stratégique.

Face au moral à plat du groupe, au pays sous le choc, et au doute et à la peur qui commençaient à s’installer, Walid Sadi se devait de réagir. Apportant le poids de l'autorité institutionnelle, l’originaire de la ville d’Oued Souf a réuni les joueurs, le staff technique, puis les cadres à plusieurs reprises pour remobiliser les troupes en leur apportant son soutien, celui de la FAF, mais aussi et surtout celui de l’état algérien, étant lui-même ministre et représentant officiel de l’Algérie.

Walid Sadi, d’un ton ferme mais concerné, a exigé des joueurs qu’ils fassent ce qu’il faut lors des deux matchs restants pour se qualifier aux seizièmes de finale. En dirigeant lui-même la délégation à San José, le président s'assure que la concentration restera maximale avant de défier Al-Nashama. 

Il s’est personnellement occupé du recours à la FIFA

La polémique autour de l’arbitrage, à la suite des fautes non sanctionnées de Lionel Messi sur Aïssa Mandi et au coup de coude volontaire d'Alexis Mac Allister sur Ibrahim Maza, n’a fait que confirmer la justesse de la décision de le laisser ici, aux États-Unis. Selon une source très au fait des coulisses des Verts ici à Kansas City et même à San Francisco, Walid Sadi a immédiatement et personnellement pris les devants en décidant de saisir la FIFA pour y déposer un recours officiel. En sa qualité de ministre et président de la FAF, il peut exercer une pression directement auprès des instances internationales. Bien entendu, cette démarche ne changera en rien le résultat du match face à l’Argentine, encore moins le sort de Messi et Mac Allister, mais assurera - et c’est le but - à l’équipe nationale un arbitrage plus juste et plus professionnel lors des matchs restants. Les joueurs et le staff ont apprécié cette initiative et se disent rassurés de voir que l’instance suprême du football algérien est là pour se battre pour leurs droits et les droits de l’équipe lors de ce tournoi. 

Ministre, président et manager

Gérer la logistique dans un tournoi de cette envergure n’est pas une chose aisée. Qu’il se déroule dans un pays-continent, comme les États-Unis, complique encore plus la tâche. Walid Sadi, de par son expérience comme Manager général sous le règne de Mohamed Raouraoua, a acquis un savoir-faire appréciable. Il est vrai que le séjour des Verts ici aux States a été minutieusement préparé, et ce depuis des mois par la FAF et l’ambassade d’Algérie aux USA, mais toujours est-il qu’un suivi permanent est nécessaire. Veiller à ce que tout soit impeccable et intervenir au besoin est primordial. Bien qu’entouré de personnes hautement qualifiées, suffisamment expérimentées et payées pour s’occuper de ce volet, Walid Sadi a tenu à gérer personnellement les aspects lourds, comme l'affrètement de vols spéciaux avec Air Algérie, l'obtention d’autorisations ou la sécurité…« Le moindre couac logistique (hôtels, terrains d'entraînement, récupération) est réglé à la minute près », nous dira notre source. Hier encore, le président Walid Sadi continuait d’improviser des réunions informelles avec les joueurs, les cadres et les nouveaux pour s’enquérir de leurs besoins, les motiver et s’assurer que tout se déroule comme il faut.

 

De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender