Anis Hadj Moussa ne rejoindra finalement pas Al-Ittihad. Alors que l’international algérien avait donné son accord au club saoudien, le transfert n’a pas pu être finalisé avant la fermeture du mercato en Arabie saoudite, dimanche soir. Au cœur du blocage : les exigences de Feyenoord concernant les garanties bancaires.
Tout semblait pourtant réuni pour permettre à Hadj Moussa de rejoindre Al-Ittihad. L’ailier algérien avait accepté la proposition du club saoudien après un accord sur les principaux détails de son futur contrat. Il restait toutefois à convaincre Feyenoord Rotterdam. Le club néerlandais avait fini par ouvrir la porte au départ de son joueur, mais à une condition : obtenir des garanties bancaires suffisantes avant de valider définitivement l’opération. Selon le quotidien néerlandais De Telegraaf, c’est précisément ce point qui a fait capoter le transfert. Al-Ittihad avait prévu un autre mécanisme pour régler l’indemnité de transfert, estimée à 37,5 millions d’euros, hors bonus, mais Feyenoord n’a pas accepté ces modalités.
Les négociations se sont intensifiées dans les dernières heures avant la fermeture du marché saoudien, principalement autour des modalités de paiement. Feyenoord voulait notamment se prémunir contre une nouvelle déconvenue après l’épisode vécu avec Al-Nassr à l’été 2025. À cette époque, le défenseur slovaque David Hancko était tout proche de rejoindre le club saoudien. Malgré un accord entre les différentes parties, le transfert n’avait finalement pas abouti en raison de procédures et de documents qui n’avaient pas été finalisés du côté d’Al-Nassr. Cette expérience aurait poussé Feyenoord à adopter une position beaucoup plus ferme dans ses discussions avec les clubs saoudiens. Pour le club de Rotterdam, il était hors de question de prendre le moindre risque dans une opération aussi importante sans garanties financières jugées suffisantes.
D’autres sources avancent cependant une autre lecture de la situation. Selon elles, l’insistance de Feyenoord sur les garanties bancaires aurait également permis au club néerlandais de gagner du temps et de compliquer les négociations. Le facteur temps était en effet devenu un élément déterminant. À mesure que la fermeture du mercato saoudien approchait, la marge de manœuvre d’Al-Ittihad se réduisait, alors que Feyenoord avait tout intérêt à conserver son international algérien.
De son côté, Hadj Moussa était particulièrement séduit par la proposition d’Al-Ittihad. Le club saoudien lui aurait proposé un contrat de cinq ans, avec un montant cumulé de salaires supérieur à 50 millions d’euros.
Ouenzar Riad.




