Mondial-2026 (Gr.J) : Vinčić sous pression, l’Algérie espère un arbitrage sans polémique face à la Jordanie

Publié le : 19 Juin 2026

À quatre jours du match décisif face à la Jordanie, prévu mardi au San Francisco Bay Area Stadium (04h00, heure algérienne), pour le compte de la 2e journée du groupe J de la Coupe du monde 2026, l'arbitrage s'invite de nouveau au cœur des débats du côté algérien.

 

La désignation du Slovène Slavko Vinčić pour diriger cette rencontre capitale intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par les vives protestations de la FAF après la défaite concédée d’entrée mercredi face à l'Argentine (3-0).

 

Considéré parmi les arbitres les plus expérimentés d'Europe, Vinčić (46 ans) possède un riche parcours international, lui qui a notamment officié lors de la finale de la Ligue des champions 2024 entre le Real Madrid et le Borussia Dortmund (2-0). Il sera assisté de ses compatriotes Tomaž Klančnik et Andraž Kovačič.

 

Toutefois, cette désignation ne dissipe pas totalement les inquiétudes. Lors du match Brésil-Maroc (1-1), disputé lors de la première journée du Mondial 2026, l'arbitre slovène avait été critiqué pour ne pas avoir sanctionné d'un carton rouge le Marocain Achraf Hakimi après une intervention jugée dangereuse sur le Brésilien Vinícius Júnior.

 

Une décision qui rappelle, dans une moindre mesure, la polémique ayant entouré la prestation du Polonais Szymon Marciniak lors de la rencontre Algérie-Argentine.

La FAF a d'ailleurs officiellement saisi la FIFA afin de dénoncer plusieurs décisions arbitrales contestées lors de ce match inaugural du groupe J.

 

L'instance fédérale estime notamment que Marciniak et l'assistance vidéo ont ignoré une faute sévère de Lionel Messi sur le défenseur algérien Aïssa Mandi à la 32e minute, une intervention qui aurait pu valoir une exclusion au capitaine argentin.

 

Dans le camp algérien, certains observateurs n'ont pas manqué d'établir un parallèle entre les deux situations : Vinčić a été critiqué pour avoir fermé les yeux sur une faute évidente sur Vinícius Júnior lors de Brésil-Maroc, tandis que Marciniak est accusé d'avoir fait preuve de la même indulgence sur l'action impliquant Messi et Mandi lors d'Algérie-Argentine. Deux décisions qui ont alimenté les débats sur l'arbitrage depuis le début de cette Coupe du monde.

 

Dernière du groupe J après sa lourde défaite inaugurale, l'Algérie se retrouve désormais dos au mur. Les joueurs de Vladimir Petković devront impérativement réagir face à la Jordanie pour préserver leurs chances de qualification, dans une rencontre où l'arbitrage sera, une nouvelle fois, observé avec une attention particulière.

 

M.M