L’ancien défenseur international algérien Mehdi Tahrat a officiellement mis un terme à sa carrière de footballeur professionnel. À 36 ans, le vainqueur de la CAN 2019 et de la Coupe arabe 2021 a annoncé sa décision dans un entretien accordé à RMC Sport, tout en dressant un constat sans concession sur le passage de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection nationale.
Interrogé sur le récent limogeage du technicien bosnien, l’ancien joueur du RC Lens, d’Angers SCO et du Paris FC n’a pas mâché ses mots. « Sur le plan technico-tactique, il était catastrophique », a-t-il affirmé. Tahrat estime que les difficultés affichées par les Verts durant la dernière Coupe du monde n’ont rien d’un hasard, évoquant des retours peu rassurants concernant le contenu des séances d’entraînement et la préparation de l’équipe. Pour lui, le rendement observé durant le Mondial reflétait parfaitement ce qui se passait en interne.
L’ex-international, espère désormais voir la sélection repartir sur de nouvelles bases. Il appelle à la nomination d’un entraîneur capable de proposer une véritable identité de jeu et de tirer le meilleur d’une génération qu’il juge particulièrement talentueuse. « Nous avons besoin d’un coach qui mette le jeu en avant, avec un vrai plan tactique et qui utilise les joueurs à leur meilleur poste », estime-t-il, convaincu que des jeunes comme Ibrahim Maza ou Yacine Titraoui ont le potentiel pour devenir les futurs leaders de la sélection.
«J’ai pris la sage décision d’arrêter ma carrière professionnelle»
Libre depuis la fin de son aventure en Thaïlande, Mehdi Tahrat a également confirmé qu'il ne reprendra plus la compétition. Une décision mûrement réfléchie, dictée avant tout par des considérations familiales: «En janvier, j’aurai 37 ans. Le football a occupé une grande partie de ma vie. Ce n’est jamais facile de raccrocher, d’autant que je me sens encore capable de jouer, mais mes parents vieillissent et le temps passe. J’ai pris la sage décision d’arrêter ma carrière professionnelle afin de me rapprocher de ma famille », a-t-il confié.
Ouenzar Riad.





