Au fil du temps, on est bien obligé de reconnaître que l’arbitrage n’est pas seulement un sacerdoce, mais également un métier à risques et stressant dans ce monde tumultueux du football, où les arbitres sont souvent les souffre-douleur tout désignés lorsqu’ils ne sont pas carrément pris entre le marteau et l’enclume.
C’est du moins ce que l’on pourrait conclure si cette rumeur d’un arbitre international qui aurait claqué la porte se confirme. Il faut aussi savoir que le « burn-out » n’épargne pas non plus les arbitres, dans une conjoncture où les contestations véhémentes, les insultes et, quelquefois, même les agressions sont hélas devenues récurrentes et sanctionnées de manière disproportionnée.
Ce qui ravive chez moi un souvenir d’enfance : un slogan inscrit sur les murs d’un stade de la capitale, qui disait : « Insulter l’arbitre, facile ; le remplacer, plus difficile. » Une formule qui s’est malheureusement estompée avec l’érosion des mentalités.
R.B.