Allons-nous encore une fois assister à un championnat tronqué totalement ou en partie par l'absence du public ?
Après une saison où le record des matches à huis clos a culminé avec en appendice l'inédite interdiction de déplacement des supporters, tous les indicateurs penchent vers un « bis repetita » lors du prochain exercice, probablement faute d'avoir réussi à trouver l'antidote du fléau de la violence qui a entaché le déroulement de certaines rencontres.
Un probable « statu quo » qui susciterait quand même des interrogations légitimes pour savoir dans quel camp se trouve désormais la balle ? Dans celui des supporters où une écrasante majorité de spectateurs bienveillants paye pour une minorité de fauteurs de troubles ?
Dans le camp des clubs qui ne déploient pas d'efforts conséquents pour permettre à leurs supporters de s'organiser et de respecter les règles du fair-play ? Ou alors dans le camp des organisateurs du championnat qui devraient opter pour les moyens technologiques élémentaires comme les caméras de surveillance dans les stades pour faire en sorte de séparer le bon grain de l'ivraie et permettre ainsi au spectacle de reprendre ses droits avec de vrais spectateurs ? La réponse est assurément dans l'une des questions.
R. B.