LA FIN QUI JUSTIFIE LES MOYENS

Publié le : 16 Février 2026

Après l'espoir nourri en LDC par nos deux représentants le MCA et la JSK, l'épilogue n'a hélas pas été un "happy end". Un verdict qui illustre, une fois de plus, l'incapacité de nos clubs à se hisser au niveau des grands du continent africain comme Al Ahly égyptien, l'ES Tunis, les deux Sud-Africains que sont Mamelodi et Orlando Pirates ou encore ces Soudanais d’Al Hilal, pour ne citer que ceux-là devenus les maîtres incontestés de cette compétition très prisée.  Pour le MCA comme pour la JSK, le verdict est aujourd'hui implacable même si ces deux clubs avaient été les pionniers du trophée le plus prestigieux du continent à une époque où le football algérien de la réforme produisait d'authentiques virtuoses du ballon rond et n'imaginait même pas le besoin d'importer des joueurs étrangers.  Mais les temps changent et c'est justement à ce niveau-là que ça grince aujourd’hui, puisque, contrairement aux ténors actuels qui dominent la LDC, nos clubs se sont littéralement trompés de stratégie en pensant que ce sont seulement les entraîneurs qui font l'équipe et non pas quelques fois l'inverse. Cela est, du reste, nettement apparent chez nos adversaires qui ont vite compris l'indispensable option de s'armer de véritables talents, quitte à aller les chercher aux fins fonds de la planète ou même chez les Inuits du Groenland, au lieu d'inonder le championnat comme on le fait chez nous avec des joueurs étrangers de deuxième choix imposés par les camelots qui infestent le mercato avec comme seul souci de s'en mettre plein les poches.

Et ce, au détriment de nos clubs incapables de pouvoir garder leurs pépites aspirées par le chant des sirènes d'Europe ou du Golfe.

R. B.