Quoi de plus réconfortant que les propos d'après-match de l'entraîneur d’Al Hilal soudanais, le Roumain Reghecampf, qui rendait hommage au public mouloudéen pour son soutien continu envers son équipe et son comportement exemplaire. Un coach qui a, peut-être, compris qu'en appréhendant le pire inspiré par quelques esprits malintentionnés, on peut découvrir le meilleur, c'est-à-dire la sportivité dans son sens le plus large.
Car l'essence même du football depuis sa création est le fair-play, qui exclut toutes les formes d’antijeu, de tricheries ou d'agressivité. Et lorsqu'un match, même à enjeu capital, se termine avec les acteurs qui se serrent la main chaleureusement et qui s'échangent même les maillots dans une ambiance fraternelle et les applaudissements du public, cela ne peut que mettre hors-jeu toute velléité malveillante de zizanie entre deux clubs frères : le Mouloudia et l’Al Hilal d'Omdourman. Car, comme le dit la devise anglaise, terre du football : "Honni soit qui mal y pense" (Honte à celui qui y voit du mal).
R. B.