L’information révélée récemment, selon laquelle le MCA bénéficierait d’une coquette rente de 25 milliards de centimes grâce au stade Ali-la-Pointe chaque saison, constitue une démonstration implacable que les recettes des matches représentent une manne substantielle pour l’autofinancement de nos clubs professionnels. Sauf que le couac récurrent dans ce processus demeure ce satané huis clos qui plane toujours comme une épée de Damoclès au-dessus des clubs.
Une flambée exponentielle de cette sanction est ainsi passée de l’exception à la règle, au point où même les play-offs d’accession en Ligue 1, censés constituer des spectacles délectables à souhait, ont, par défaut, été privés de spectateurs.
Lorsque la frustration et le préjudice atteignent leur paroxysme, la réflexion devrait être de mise au niveau des instances de notre football dès la prochaine saison, selon une logique légitime : le huis clos sanctionne finalement beaucoup plus les clubs que les supporters indésirables sur lesquels ils n’ont aucun moyen coercitif.
R. B.