JURISPRUDENCE OU MÉCONNAISSANCE ?

Publié le : 10 Mai 2026

Lors du match MCA-MB Rouissat, l’arbitre a interpellé notre attention par une décision pour le moins singulière, qui ressemblait soit à un cas de jurisprudence que le referee aurait décidé de proposer aux dignitaires de l’International Board, soit à une simple méconnaissance des quatre règles immuables de la VAR.

Celui-ci est allé consulter l’écran de la VAR pour siffler un coup franc et brandir un carton jaune à l’auteur de la faute. Or, à notre humble connaissance, la VAR est utilisée pour corriger des erreurs manifestes dans seulement quatre cas précis : un but inscrit, un penalty, un carton rouge direct ou un doute sur l’identité du joueur ayant commis une faute.

Autrement dit, la VAR n’intervient aucunement pour un simple coup franc ou un carton jaune, sauf s’il s’agit d’un deuxième avertissement.

À moins que… ces messieurs de l’IFAB ou de la FIFA, très pointilleux sur l’application stricte des règles de la VAR, ne se soient réunis en secret dans la nuit du jeudi au vendredi, sans que nous le sachions, pour ajouter cette cinquième règle insolite à l’assistance vidéo.

Mais bon, toute blague mise à part, nos arbitres — qui méritent tout le respect au regard des difficultés dans lesquelles ils évoluent — gagneraient aussi à bénéficier d’une meilleure pédagogie lorsque de nouvelles règles, comme celles de la VAR, sont introduites dans le football.

R. B.