Il y a, évidemment, dans notre football, cette fâcheuse manie de changer rapidement de fusible lorsque le courant ne passe plus dans une équipe, autrement dit de renvoyer un entraîneur que l’on avait, quelque temps auparavant, présenté comme l’homme providentiel… une sorte de Merlin l’Enchanteur, choisi pour masquer tous les défauts d’une gestion à la petite semaine.
Et lorsque rien ne fonctionne comme souhaité, la solution de facilité consiste à se débarrasser du coach, parfois autant de fois que nécessaire, afin d’éluder la profondeur du mal.
Car il faut bien comprendre que le grand problème de nos clubs, soi-disant professionnels, réside dans leur gestion archaïque, que ce soit sur le plan administratif ou technique. Et, me direz-vous, comment pourrait-il en être autrement lorsqu’on devient dirigeant de club professionnel sans aucune formation préalable, mais simplement après avoir été coopté au pied levé, par copinage et, le plus souvent, sans avoir le moindre lien avec le monde du football, que l’on découvre comme Christophe Colomb découvrit l’Amérique ?
R. B.