Tout changement structurel, y compris en football, nécessite en principe une réflexion qui doit s’inspirer des conséquences ou retombées qui en découleront. Car, selon la formule « gérer, c’est prévoir », et comme l’a si bien dit Confucius : « L’homme qui déplace une montagne commence par enlever de petites pierres. » Le célèbre philosophe chinois exprimait ainsi une mise en garde contre les changements brusques et irréfléchis du jour au lendemain, qui mènent inexorablement à l’échec.
Et il en est justement question avec ce projet de changement du système de compétition en Ligue 2, avec son effet domino inévitable qui affectera les paliers inférieurs, et qui a produit l’effet d’un véritable séisme, avec notamment l’annonce initiale de dix clubs de chaque groupe qui devaient être relégués au troisième palier. Une option heureusement vite écartée d’un revers de la main par le dernier Bureau fédéral, preuve, s’il en est besoin, que ce rétropédalage est la résultante d’une décision irréfléchie ou pas assez mûrie. D’où la nécessité d’un plus grand discernement et d’une concertation élargie pour un système de compétition mieux adapté aux moyens des clubs des paliers inférieurs.
R. B.