Ahmed Nadhir Benbouali, préféré au chevronné Baghdad Bounedjah, est en train de devenir, en l’espace de quelques semaines seulement, incontournable dans l’échiquier de Petkovic, du moins lors de cette compétition.
La question mérite d’être posée. L’avant-centre du Győri ETO FC, en Hongrie, doit-il désormais débuter toutes les rencontres ? Du haut de son 1,90 m, ce puissant attaquant gaucher réalise une résurgence impressionnante en Europe et ses débuts remarqués sous le maillot des Fennecs nous poussent à dire, sans sourciller, que Benbouali, seul véritable avant-centre du groupe actuellement au Kansas, s’impose comme un élément essentiel dans le onze des Verts. Certains pourraient juger cela exagéré, voire prématuré, mais lorsqu’on analyse les qualités de l’avant-garde algérienne, on s’aperçoit qu’aucun des cinq autres attaquants ne possède son profil. Avec son mètre quatre-vingt-dix, Ahmed Nadhir Benbouali est le seul à pouvoir remplir le rôle de « 9 » à l’ancienne, celui de pivot, indispensable pour fixer la défense adverse, stabiliser le bloc offensif des Verts et maximiser le rendement des joueurs de couloir. Le Chélifien de 26 ans, bien qu’il lui reste encore beaucoup à prouver, est malheureusement le seul à pouvoir apporter cette solution géométrique et athlétique qui manque cruellement au système de Vladimir Petkovic.
Un pivot qui fixe les axiaux adverses
Par son gabarit et son jeu dos au but, Benbouali oblige les défenseurs centraux adverses à rester bas et compacts, libérant ainsi des espaces précieux entre les lignes. Face à des défenses athlétiques et disciplinées, comme celle de l’Autriche, sa présence physique offre une solution immédiate pour jouer long, dévier les ballons de la tête ou peser sur l’arrière-garde adverse. L’ex-joueur du Paradou AC est également un attaquant adroit et appliqué devant le but, comme en témoignent ses statistiques en Algérie, mais aussi lors de la saison 2025-2026, au cours de laquelle il a survolé le championnat en inscrivant 15 buts. Une performance qui fait de lui le meilleur buteur algérien évoluant à l’étranger et lui a permis de décrocher le titre de champion de Hongrie. Alors que la sélection a longtemps compté sur un Baghdad Bounedjah vieillissant ou sur des profils plus mobiles, mais moins denses physiquement, Benbouali apparaît aujourd’hui comme le chaînon manquant pour diversifier le jeu offensif de Petkovic.
L’association idéale avec Amine Gouiri
Ce n’est un secret pour personne, Amine Gouiri n’est pas un avant-centre de rupture physique. Ce n’est tout simplement pas un véritable numéro 9 ! Certes, il excelle lorsqu’il peut décrocher, combiner et repiquer depuis le demi-espace gauche, mais pour cela, il a besoin d’un pivot comme Benbouali afin de capter l’attention des deux défenseurs centraux et de profiter d’une liberté totale pour s’engouffrer dans les brèches, frapper au but ou évoluer comme second attaquant axial. De plus, les appels de Benbouali dans le dos de la défense peuvent aspirer le bloc adverse vers l’arrière, offrant ainsi à Gouiri la zone idéale à l’entrée de la surface pour faire parler sa qualité technique. Tout cela démontre qu’avec les profils plus mobiles, mais moins puissants physiquement, des attaquants algériens, Benbouali s’impose comme le chaînon manquant pour enrichir le jeu offensif de Petkovic. En inscrivant son premier but international avec l’Algérie, le nouveau « Zorro de la Californie » s’affirme déjà comme un nouvel atout offensif d’avenir pour l’équipe nationale.
De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender





