Pour battre une équipe aussi solide que la RDC, il faudra élever le niveau. Ce constat, partagé par Abdelli, le staff technique et l’ensemble du groupe, impose un onze à 200 %. Difficile, dans ces conditions, d’imaginer le sélectionneur aligner des joueurs diminués.
Depuis trois jours, tous les regards se sont tournés vers Rayan Aït Nouri. Touché par une forte grippe, il a manqué deux séances d’entraînement et a rejoint l’infirmerie pour rester sous observation. Hier, alors que son forfait semblait se préciser, il a finalement réapparu à l’entraînement, à la surprise générale. Mais son état interroge encore. Vêtu d’une veste, toussant par moments, le latéral gauche semble traîner encore les symptômes.
Certes, il s’était déjà entraîné en salle la veille à l’hôtel, et sa présence hier au stade a rassuré, mais cela ne garantit pas sa participation, ce soir, face à la redoutable équipe congolaise. Le staff technique, prudent, a travaillé en parallèle sur un plan alternatif. Depuis son passage à l’hôpital, un scénario de remplacement est étudié. La première idée menait à Bensebaïni, mais l’absence répétée de Tougai aux entraînements rend impossible tout glissement du joueur du Borussia vers le côté gauche sans avoir une doublure pour les axiaux.
En souvenir au barrage…
Les regards se tournent donc vers Dorval. Latéral gauche de métier, déjà titulaire le 31 décembre contre la Guinée équatoriale, il présente aujourd’hui le plus de garanties. Dans le cas où Aït Nouri ne reçoit pas le feu vert médical, il apparaît comme la solution la plus naturelle pour occuper le couloir. L’effectif riche de Petkovic offre néanmoins plusieurs options. Outre Dorval, la piste Atal n’est pas totalement exclue.
Certes, son entrée lors du barrage contre le Cameroun n’avait pas laissé une forte impression, mais son expérience dans les grands rendez-vous peut compter dans une rencontre à élimination directe. Pour le reste du onze, Zidane gardera la cage, avec Belghali, Mandi et Bensebaïni en défense. Bennacer, Boudaoui et Maza devraient animer le milieu, tandis qu’Amoura, Mahrez et Bounedjah seront chargés d’animer le secteur offensif. Une chose est sûre : la décision concernant Aït Nouri se jouera ce matin. Si le joueur parvient à se débarrasser des symptômes (toux, fatigue, écoulements nasaux), très visibles hier, et retrouve sa fraîcheur, il redeviendra l’option numéro 1. Dans le cas contraire, le plan B sera actionné.
Mohamed Amokrane Smail





