Le rideau est tombé sur l’Algérie au Mondial 2026. Une élimination dès les seizièmes de finale face à la Suisse (0-2), une vague de contestations immédiate dans les tribunes et, déjà, des annonces qui changent profondément l’avenir des Verts.
Entre la retraite internationale de Riyad Mahrez et les premières interrogations autour de Vladimir Petković, le mot qui s’impose est brutal : The End. Le sélectionneur, pourtant prolongé récemment jusqu’en 2028 par la Fédération algérienne de football (FAF), se retrouve déjà fragilisé par l’ampleur des critiques. Si son objectif minimal, à savoir atteindre la phase à élimination directe de la Coupe du monde 2026, a été atteint, cela ne suffit pas à calmer la colère née de la prestation des Verts à Vancouver.
Sur le papier, Petković peut se défendre. L’Algérie a franchi la phase de groupes, une étape que la sélection n’avait que rarement atteinte dans son histoire récente en Coupe du monde. Mais sur le terrain, l’équipe n’a jamais pleinement convaincu, alternant séquences intéressantes et longs passages à vide. La défaite face à une Suisse jugée « prenable » par de nombreux supporters n’a fait qu’amplifier le sentiment de frustration. Les Verts ont donné l’impression de subir dans les moments décisifs, sans parvenir à imposer une réelle maîtrise collective.
« Démission ! » scandé dans les tribunes
Au coup de sifflet final, l’atmosphère s’est tendue dans les travées du BC Place. Une partie des supporters algériens, nombreux à Vancouver, a directement visé le staff technique, réclamant le départ du sélectionneur. La déception était à la hauteur des attentes. Face à une équipe suisse solide, mais loin d’être considérée comme l’une des favorites du tournoi, les supporters espéraient un tout autre scénario. Ils ont finalement assisté à une élimination jugée évitable, voire prématurée.
Un avenir incertain
Malgré un contrat courant jusqu’en 2028, l’avenir de Petković apparaît désormais flou. Les critiques se multiplient sur ses choix tactiques, son approche des matches à élimination directe et la gestion globale de son groupe. Si la FAF peut logiquement maintenir sa confiance en se référant aux objectifs initialement fixés, la pression populaire et médiatique pourra rebattre les cartes plus vite que prévu. Entre une élimination prématurée, des performances jugées insuffisantes, le départ de son capitaine historique et les incertitudes entourant le sélectionneur, l’Algérie quitte le Mondial avec plus de questions que de réponses. À Vancouver, les Verts n’ont pas seulement perdu un match. Ils ont peut-être vu s’ouvrir une période de transition profonde. Et ce constat, pour les supporters, résume tout : The End.
O. M.





