Le grand jour est arrivé pour la sélection algérienne féminine. Les joueuses de Farid Benstiti donneront, ce dimanche à 18h (heure algérienne), le coup d'envoi de leur campagne en Coupe d'Afrique des nations féminine 2026 en affrontant le Sénégal au stade Olympique de Rabat.
Une rencontre qui revêt une dimension particulière puisqu'il s'agit du match d'ouverture officiel de la CAN 2026, organisée au Maroc du 26 juillet au 16 août. Les Vertes abordent ce rendez-vous avec confiance après une préparation jugée encourageante, mais aussi avec la certitude qu'un bon résultat est indispensable dans un groupe particulièrement relevé.
Une entrée en matière déjà déterminante
Le tirage au sort n'a pas épargné l'Algérie. Versées dans le groupe A aux côtés du Maroc, pays organisateur, du Sénégal et du Kenya, les protégées de Farid Benstiti savent qu'elles n'auront pas le droit à l'erreur si elles veulent décrocher leur qualification pour les quarts de finale. Face à une sélection sénégalaise réputée pour son impact physique et son intensité, les Algériennes devront réussir leur entame. Une victoire leur permettrait d'aborder avec davantage de sérénité les deux autres rendez-vous de la phase de groupes, notamment celui contre le Maroc.
Cette génération nourrit de réelles ambitions après avoir franchi un cap lors de la précédente édition. Pour la première fois de son histoire, l'Algérie avait atteint les quarts de finale avant de s'incliner aux tirs au but face au Ghana. Un parcours qui a renforcé les certitudes du groupe et convaincu les joueuses qu'elles peuvent désormais rivaliser avec les meilleures nations africaines.
Une préparation qui inspire confiance
Les derniers matches amicaux ont envoyé des signaux très positifs. Après avoir partagé les points avec la Zambie lors de la première confrontation, les Vertes ont pris le dessus sur l'une des meilleures sélections du continent (1-0) lors du second match disputé au stade Mustapha Tchaker de Blida. Cette victoire, obtenue grâce à un but de la remplaçante Nihed NailI dans les dernières minutes, a confirmé les progrès de la sélection nationale. Plus encore que le résultat, la prestation livrée en seconde période a rassuré le staff technique, satisfait de voir son équipe afficher davantage de maîtrise et de confiance à quelques jours du début de la compétition. Ces deux rencontres ont également permis d'effacer les doutes nés des deux revers concédés en avril dernier face à l'Afrique du Sud à Durban et de redonner une dynamique positive au groupe avant son déplacement au Maroc.
Benstiti a trouvé son onze, Guellati reste incertaine
Cette double confrontation face à la Zambie a également permis à Farid Benstiti de peaufiner ses derniers choix tactiques. Le sélectionneur devrait reconduire son système en 4-4-2 avec Chloé N'Gazi dans les buts. La participation de la capitaine Guellati demeure toutefois incertaine après la blessure contractée dès la dixième minute du dernier match amical. Le duo Ikram Adjabi-Inès Khiri semble le mieux placé pour mener l'attaque des Vertes.
Un obstacle, deux objectifs
Les Lionnes de la Teranga abordent elles aussi cette CAN avec de solides ambitions. Si leurs deux dernières sorties amicales face à l'Égypte se sont soldées par une victoire (1-0) et une défaite sur le même score, elles restent une formation difficile à manœuvrer, capable de faire la différence grâce à sa puissance physique et à sa vitesse de projection.
Pour l'Algérie, ce match d'ouverture constitue déjà un premier tournant. Réussir son entrée serait le meilleur moyen de lancer sa compétition et rester en course pour l’autre objectif, puisqu’au-delà du trophée continental, cette CAN fait également office d'éliminatoires pour la Coupe du monde 2027 au Brésil. Les quatre demi-finalistes obtiendront directement leur qualification. Les quatre équipes éliminées en quarts de finale disputeront un tournoi de barrages pour désigner deux représentants supplémentaires pour le Mondial.
Mohamed Amokrane Smail





