À l’approche du stage que l’équipe nationale entamera lundi prochain en Italie, un nom suscite déjà une certaine curiosité, celui de Sohaib Naïr.
Le défenseur de Guingamp, qui brille ces derniers temps en Ligue 2 française, apparaît aujourd’hui comme l’un des profils capables d’apporter une solution supplémentaire dans l’axe de la défense des Verts, un secteur que Vladimir Petkovic souhaite manifestement renforcer et sécuriser.
La prestation livrée par Naïr vendredi dernier face à Amiens n’est pas passée inaperçue. Le défenseur algérien a rendu une copie particulièrement solide, confirmant les qualités qui font de lui un joueur de plus en plus suivi. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : 6 duels disputés pour 6 gagnés, 94 % de passes réussies, 2 dribbles réussis sur 2 tentés, 3 interceptions et 5 récupérations. Une performance évaluée à 8,2 qui illustre son influence dans le jeu.
Très à l’aise dans l’axe, Naïr s’est distingué par sa capacité à défendre sous pression tout en participant à la relance. Solide dans les duels, attentif dans les interceptions et efficace dans ses tacles, il a également montré sa capacité à couvrir le côté gauche lorsque la situation l’exigeait. Le défenseur s’est même permis une incursion offensive en fin de match, débordant sur le flanc gauche et passant tout près d’être décisif.
Un profil qui séduit
À 100 %, Naïr croit en ses chances avec les Verts. «J’y crois à 100 %, parce que je sais que c’est faisable», a-t-il récemment confié en conférence. Le défenseur estime que tout dépendra avant tout de ses performances : «Mon plus grand adversaire, c’est moi-même. Si je performe et que je continue à faire ce que je sais faire, j’ai des chances d’être appelé».
Le joueur de Guingamp a également révélé faire partie de la présélection élargie de l’Equipe nationale lors du rassemblement de mars. Un signe encourageant pour un joueur au parcours particulier, qui sait que chaque opportunité compte. «Tout ce qu’il y a à prendre, je le prends. Tous les moments que je peux passer sur le terrain, j’essaie d’en profiter au maximum.»
Appelé une première fois avec les Verts en 2025, Naïr n’avait toutefois pas encore eu l’occasion de faire ses débuts officiels. Freiné ces derniers mois par plusieurs pépins physiques, il s’efforce désormais de retrouver une régularité qui pourrait lui ouvrir définitivement les portes de la sélection.
Une défense à densifier
Dans le groupe attendu lundi en Italie, Naïr devrait venir renforcer une charnière déjà composée d’éléments expérimentés comme Aïssa Mandi, Ramy Bensebaïni ou encore Mohamed Amine Tougaï, auxquels s’ajoutent Achraf Abada et Belaïd. Au total, ils devraient être six défenseurs axiaux dans une liste d’environ vingt-six joueurs.
Petkovic semble déterminé à ne plus prendre de risques dans ce secteur sensible. La dernière CAN a laissé des souvenirs difficiles, notamment lorsque les blessures avaient décimé la défense centrale, privant le sélectionneur de solutions au moment d’affronter une attaque redoutable comme celle du Nigeria.
Reste désormais à savoir comment le sélectionneur compte exploiter ce renfort. Petkovic a parfois été critiqué pour avoir convoqué certains joueurs sans réellement leur offrir de temps de jeu, comme ce fut le cas avec Yacine Titraoui ou d’autres éléments, ces derniers mois. Le technicien suisse a également montré un attachement particulier à la charnière Mandi-Bensebaïni, au point de pousser parfois d’autres profils à évoluer ailleurs, comme ce fut le cas pour certains défenseurs utilisés sur les côtés.
Une première chance face au Guatemala ?
L’arrivée de Naïr pourrait toutefois offrir une nouvelle option intéressante, celle d’un défenseur capable de défendre avec rigueur, mais aussi de participer à la construction du jeu depuis l’arrière. Aux côtés du fougueux Abada, ce profil pourrait élargir les possibilités tactiques du sélectionneur.
Il n’est d’ailleurs pas exclu que le défenseur de Guingamp fasse ses débuts face au Guatemala, que ce soit dès le coup d’envoi ou en cours de match. Une première opportunité avant un test beaucoup plus exigeant face à l’Uruguay, où la hiérarchie de la défense centrale des Verts pourrait commencer à se dessiner et même à être renforcée, avec un retour attendu aux schémas à trois centraux.
S. M. A.





