Kebbal : « Mon petit gabarit n’est pas un handicap pour jouer en Afrique »

Publié le : 12 Février 2026

Invité de Génération After de RMC Sport mardi soir, Ilan Kebbal a répondu sans détour à toutes les questions. Dans cette émission, il est revenu sur sa première participation à la CAN et sur son objectif de participer à la Coupe du monde 2026. 

 

À propos de l’aventure africaine qu’il vient de vivre avec la sélection, il affirmera : « Je n’avais jamais pris part à ce genre de compétition. En plus de ça, on avait un très bon groupe. Je ne vais pas mentir, n’importe quel joueur aimerait jouer. Franchement, malgré tout, j’ai été très content d’être là-bas et de comprendre comment ça se passait dans ce genre de compétition. » Le maître à jouer du Paris FC reconnaît qu’il y a quelques temps, l’idée de participer à la CAN n’effleurait même pas son esprit, car, dit-il, "je reviens de loin, il y a six mois, j’étais un joueur de Ligue 2, on se dit que c’est impossible de faire la CAN et il y avait des joueurs devant moi. C’est le football, c’est normal. Comme je l’ai dit, j’étais prêt à jouer 5, 10 minutes…  J’ai joué 10 minutes, franchement je suis très heureux de pouvoir côtoyer des joueurs que je regardais à la télévision », affirme-t-il.

 

« Petkovic est un bon coach mais qui n’est pas forcément ouvert »

 

Avant de faire sa première participation à la CAN, Ilan Kebbal piaffait d’impatience pour avoir une chance en sélection nationale. Après avoir été convoqué sans jouer en 2021 par l’ancien entraîneur Djamel Belmadi, il s’est installé durablement dans le groupe depuis son rappel en octobre dernier, en bénéficiant de la confiance accordée par l’actuel coach national.   « Petkovic est un bon coach, mais qui n’est pas forcément ouvert, il veut les résultats et, depuis qu’il est à la sélection, on a eu les résultats », le décrit-il. Le 10 janvier dernier, l’aventure de l’EN à la CAN 2025 s’est arrêtée après une défaite contre le Nigéria 2-0 en quarts de finale à Marrakech. Pour Kebbal, ce jour-là, leur adversaire était plus fort : « Contre le Nigéria, objectivement, ils ont été au-dessus. Ils ont été meilleurs que nous, dans tous les compartiments, dans l’intensité. Comme je l’ai dit, on était un peu malades avant cette CAN, puisqu’on sortait avant deux fois des poules (2022 et 2024). Avec le nouveau coach, Vladimir Petkovic, les résultats se suivent. Maintenant il faut se préparer pour la Coupe du monde pour sortir de cette phase de groupes, on sait que c’est difficile, même le coach, c’est un compétiteur, je pense qu’il réussira à nous sortir de cette phase de poules. Prévoyait-il.

 

« Ce qu’a fait Mahrez, c’est exceptionnel »

 

À 27 ans, Ilan Kebbal pense qu’il est temps pour lui de prendre du galon en Equipe nationale. Barré par la concurrence avec Anis Hadj Moussa et surtout Riyad Mahrez qui est un titulaire indiscutable sur le côté droit. Une vérité que Kebbal admet d’ailleurs : « Ce qu’a fait Mahrez, c’est exceptionnel, il fait partie des meilleurs joueurs de l’histoire à son poste. »  Malgré une concurrence assez féroce dans le poste où il évolue, pour le natif de Marseille, il ne dissimule pas son envie d'espérer avoir la chance de montrer ses qualités en Equipe nationale : "Je suis prêt à jouer. Aujourd’hui, j’ai 27 ans, si je ne suis pas prêt maintenant, je le serai jamais après. Tandis que, d’après certains observateurs, il serait victime de son petit gabarit pour jouer des matchs en Afrique, il ne pense pas que ça soit un handicap pour lui. « On a dit ça. Je joue en Ligue 1 où il y a pas mal de joueurs africains, au contraire quand on joue contre un joueur comme moi, c’est beaucoup plus difficile, quand ton adversaire fait 1,90 m ou plus. Souvent on discute après les matchs, et on me répète qu’il n’aime pas me prendre au marquage, car je suis un joueur qui est toujours en mouvement. Je ne suis pas quelqu’un qui va se mettre dos au jeu, qui va caler l’adversaire. J’essaie de jouer avec mes qualités, avec ma vision de jeu, mes dribbles. Si on regarde le match du weekend, on joue contre des adversaires qui ont un grand gabarit. Contre le PSG, il y avait Nuno Mendes à gauche, je peux vous dire qu’on n’apprécie pas de jouer contre ce type de joueurs, car le mec, c’est une bête. Après, en Afrique, c’est difficile, parce qu’il y a moins de football. La dernière CAN, les terrains étaient parfaits, ce qui nous a favorisés un peu. »

 M. S.