Leader lucide après l’élimination de l’Algérie dans les quarts de finale de la CAN face au Nigeria (0-2), Aïssa Mandi a reconnu la supériorité de l’adversaire tout en mettant en avant les enseignements positifs à tirer de cette campagne continentale.
La déception est grande après cette élimination…
Oui, forcément. On est déçus et abattus. On est tombés sur une très grosse équipe du Nigeria, une équipe complète, arrivée à maturité. On n’a pas fait le match qu’on aurait dû faire. Ce sont des choses qui arrivent souvent dans les quarts de finale, mais c’est dommage.
Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné, notamment en première mi-temps où le jeu a été quasi inexistant ?
Dire ça à chaud, ce n’est pas évident. Il faut analyser le match à tête reposée et grandir par rapport à ce genre de rencontre. Comme je l’ai dit, on a affronté une vraie grosse équipe aujourd’hui. On n’a pas réussi à les mettre en danger ni à les freiner. Je pense que leur victoire est méritée.
Le penalty non accordé aurait-il pu changer la physionomie du match ?
Oui, je pense. J’ai revu les images rapidement. S’il y avait penalty, à 0-0, forcément, ça peut changer beaucoup de choses dans un match.
On vous a vu intervenir pour calmer vos coéquipiers, pendant le match et après les échauffourées…
Il faut garder la tête froide, surtout par rapport aux décisions arbitrales. Il faut rester calme et se concentrer sur notre football. C’est ce qu’on a essayé de faire, mais on n’a pas réussi à inverser la tendance ni à les mettre réellement en danger.
Que direz-vous sur l’arbitrage, avec un peu de recul ?
Ce que je peux dire, c’est que le Nigeria n’avait pas besoin de ce genre de coup de pouce. Ils n’avaient besoin ni d’aide ni de quoi que ce soit pour exister dans ce match. Ils ont les qualités, les joueurs pour faire la différence. C’est un peu dommage, mais je pense quand même qu’ils ont mérité leur qualification.
Malgré tout, que peut-on retenir de cette CAN pour l’Algérie ?
Il y a beaucoup plus de positif que de négatif. On sortait de deux éditions où on avait été éliminés dès le premier tour. Cette fois, on termine dans les quarts de finale et on a retrouvé un groupe soudé, vraiment solidaire. Je pense que le peuple algérien s’est reconnu dans cette équipe. Bien sûr, il faut apprendre. Le football est ainsi fait, les échecs font grandir. On a des leçons à tirer. Il y a beaucoup de jeunes, c’est une nouvelle génération qui arrive. Pour beaucoup, c’était leur première CAN. Ils vont apprendre, grandir avec ça, et nous, on sera là pour continuer à les pousser.
Mohamed Amokrane Smail





