Au bord de l’implosion ces derniers jours en raison d’une triste série de trois mois sans succès, les Rouge et Blanc du Mouloudia ont réussi avant-hier au stade Miloud Hadefi un authentique exploit en dominant le leader du championnat et le double champion d’Algérie en titre.
Dans un match qui s’annonçait très compliqué pour les gars d’El Hamri en raison de la semaine mouvementée vécue par le club notamment après l’arrivée-départ de l’entraîneur Bilel Dziri et son assistant Haddou Moulay, même les plus optimistes parmi les fans du Mouloudia d’Oran ne s’attendaient pas à ce regain de forme de leur équipe. Finalement, c’est une équipe très conquérante qu’on a pu voir avant-hier avec un pressing haut et un jeu fluide, notamment en première période. Mal récompensé avant la pause par ce but égalisateur de Ferhat, les Hamraoua ont fait de la résistance lors de la deuxième moitié du match, notamment après les changements opérés par le MC Alger. Jouant intelligemment privant cette équipe algéroise d’espaces, les Oranais ont réussi le coup parfait à la fin de la rencontre en doublant la mise sur un corner de Bourdim dont l’entrée avait donné un nouveau souffle à ses camarades.
Les efforts de CEO récompensés
Ayant refusé l’intérim à plusieurs reprises depuis le départ de Garrido, Cherif El Ouazzani Si Tahar en tant que directeur sportif ne voulait pas qu’on lui fasse assumer la situation de l’équipe et les résultats réalisés par les camarades de Moulay depuis quelque temps déjà. Finalement, le directeur sportif qui a pris ses responsabilités en dirigeant l’équipe à la suite de la non-désignation d’un entraîneur a relevé le défi en faisant chuter cet adversaire qui paraissait à première vue imbattable. Il faut dire que les efforts de Cherif El Ouazzani ont été bien récompensés au cours de ce match car le Mouloudia a non seulement réussi à s’adjuger les trois points de la victoire face à une équipe du MC Alger qui n’avait perdu qu’une seule rencontre mais l’équipe avait également maîtrisé la situation durant les 90 mn ne donnant jamais l’impression d’être très dominé par les Algérois. Le MCO réussit même à gérer avec brio ses temps forts et faibles au cours de cette confrontation. Il faut dire que la touche de Cherif El Ouazzani était visible, lui qui avait l’avantage de bien connaître l’équipe et aussi ses carences pour avoir suivi les matches officiels, mais aussi plusieurs séances d’entraînements sous la coupe de Garrido.
A.L.





