À l’USM Alger, la plaie est encore ouverte. La défaite concédée en Supercoupe d’Algérie face à l’éternel rival, le MC Alger, continue de susciter une profonde déception au sein du club de Soustara.
Au-delà de la perte d’un premier trophée cette saison, c’est surtout la manière et le contexte de cet échec qui ont accentué la frustration des supporters usmistes, convaincus que leur équipe avait les moyens de faire mieux dans un derby aussi décisif. Très attendu pour cette rencontre au sommet, l’entraîneur Abdelhak Benchikha n’a pas échappé aux critiques. Il a d’ailleurs assumé une grande part de responsabilité dans cette désillusion, notamment à travers ses choix tactiques et la composition du onze de départ.
Alors que de nombreux observateurs s’attendaient à la reconduction quasi intégrale de l’équipe alignée lors du derby précédent face à l’USM El Harrach, Benchikha a surpris tout le monde en modifiant plusieurs repères. Le choix le plus contesté reste celui de repositionner Zakaria Draoui comme piston gauche. Milieu de terrain à vocation défensive, Draoui est connu pour son volume de jeu et sa capacité à se projeter vers l’avant depuis l’axe, mais son utilisation sur le flanc gauche a soulevé de nombreuses interrogations.
Un pari qui n’a pas porté ses fruits, tant le joueur a semblé en difficulté dans un rôle inhabituel. Autre décision incomprise : l’alignement de Saâdi Radouani en défense centrale. Habitué à évoluer sur le couloir droit depuis le début de la saison, le capitaine usmiste s’est retrouvé dans l’axe, perdant ainsi ses automatismes et son impact offensif.
Sur le plan offensif, Benchikha a également fait un choix audacieux en titularisant le jeune attaquant ivoirien Dramane Kamagaté. Pour sa première apparition officielle, et dans un match à très fort enjeu, il était difficile d’attendre des miracles. Ce choix a été d’autant plus critiqué qu’Ahmed Khaldi, pourtant l’un des grands artisans des derniers succès et formant un duo complémentaire avec Houssama Ghacha, a été laissé sur le banc. En seconde période, alors que l’USM Alger était appelée à réagir, le coach usmiste n’a pas trouvé la formule adéquate pour inverser la tendance.
Au lieu de jouer le tout pour le tout, Benchikha s’est contenté de changements poste pour poste, sans véritable prise de risque tactique. Une gestion jugée trop prudente, voire frileuse, face à un Mouloudia bien en place. Néanmoins, il sera appelé à revoir sa copie. Le prochain rendez-vous face au Djoliba Bamako en Coupe de la CAF s’annonce déjà crucial. Plus qu’un simple match continental, il pourrait marquer un tournant dans la saison de l’USM Alger.
A.S.





