Depuis le début de la Coupe du monde, notre attaque a déjà inscrit cinq buts. Certes, face à la Jordanie, il s’agissait de deux réalisations sur balles arrêtées, en l’occurrence sur corner, mais contre l’Autriche, les trois buts ont été inscrits à l’issue de belles phases de jeu.
Une attaque qui commence donc à trouver ses repères, avec le capitaine Ryad Mahrez, auteur d’un doublé, Gouiri qui, face à la Jordanie, a lui aussi inscrit le but victorieux en étant à l’affût dans la surface de réparation, ainsi que Chaïbi, utilisé dans deux rôles différents lors des deux derniers matchs et qui monte progressivement en puissance.
De ce fait, les places sont devenues chères en attaque. À cela s’ajoute le fait que la physionomie des rencontres disputées a amené le sélectionneur national à effectuer la plupart de ses changements au milieu de terrain et en défense, à l’exception de Hadj Moussa, qui avait remplacé Mahrez face à la Jordanie.
Adel Boulbina, pourtant auteur de deux passes décisives contre la Bolivie, juste avant l’entame de ce Mondial, attend encore son heure.
Difficile de changer une attaque qui marque
Une situation qui ne semble nullement le déranger. Comme à son habitude, très humble et objectif, il estime que l’intérêt de l’équipe prime. « Déjà, en ce qui concerne la qualification, nous sommes vraiment très heureux, car le travail que nous avons effectué jusque-là a fini par payer. Nous sommes fiers de rendre notre public heureux, car c’est seulement la deuxième fois dans l’histoire du football algérien que nous réussissons à passer la phase des poules, et ce n’est pas rien », nous a confié Boulbina juste après le match.
À propos de la rencontre face à la Suisse, prévue à Vancouver ce jeudi à partir de 22 heures, heure locale (6 heures du matin en Algérie, soit 8 heures de décalage avec Vancouver), Adel Boulbina déclarera : « Tous les matchs sont importants dans cette Coupe du monde. Nous allons encore travailler durant ces quelques jours et tenterons d’appliquer à la lettre les consignes du coach pour gagner et nous qualifier pour les quarts de finale. »
À la fin, nous avons demandé au joueur s’il était impatient de faire ses débuts dans cette Coupe du monde. À ce sujet, Boulbina répondra : « Franchement, je suis déjà très heureux de faire partie de cet effectif. Porter le maillot national dans une Coupe du monde est déjà une immense fierté. Il y a un entraîneur qui fait ses choix et, en tant que joueur professionnel, je respecte ses décisions. Pour moi, peu importe le joueur qui joue, le plus important, c’est l’équipe. L’intérêt du collectif passe avant tout. En ce qui me concerne, je continue à me préparer avec le reste de mes coéquipiers et, si l’entraîneur juge utile de faire appel à moi, je tâcherai de répondre présent. »
C’est dire que, si le chantier défensif nécessite encore quelques réglages, notre attaque commence à retrouver ses marques et nos joueurs offensifs montent en puissance.
De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender





