Le face-à-face entre l’Algérie et la Suisse, prévu au BC Place de Vancouver, s’annonce historique. L’équipe suisse arrive en pleine confiance avec un statut de favorite confirmé par des statistiques qui la placent logiquement un cran au-dessus pour accéder aux huitièmes de finale.
Néanmoins, l’Algérie a prouvé sa force de caractère et compte dans ses rangs une ligne offensive capable de renverser les défenses les plus solides. En tout cas, ce statut d’outsider sied parfaitement aux Fennecs, qui peuvent capitaliser sur leur potentiel offensif, la direction avisée de Vladimir Petkovic et l’avantage d’évoluer sans la pression du favori. D’ici ce choc, Petkovic devra toutefois corriger les errements défensifs constatés durant la phase de groupes (sept buts encaissés en trois matches). Même si aborder ce rendez-vous en tant que challenger permet souvent à l’EN de déjouer les pronostics, un scénario qui rappelle les plus grands exploits de son histoire, notamment la victoire face à l’Allemagne de l’Ouest en 1982.
Les clés de la rencontre
Évidemment, dans le camp suisse, l’accent est mis sur l’avantage psychologique que pourrait représenter pour l’Algérie la présence sur son banc d’un entraîneur qui connaît parfaitement la Nati. Au-delà de ce détail qui pourrait s’avérer déterminant, l’EN possède une attaque redoutable. « Une dynamique offensive algérienne contre la solidité suisse », résume le quotidien Le Temps pour présenter cette affiche. Toutefois, notre confrère helvétique estime que, comme à son habitude, l’Algérie s’appuiera sur des joueurs décisifs tels que Riyad Mahrez pour faire basculer la rencontre, tandis que Murat Yakin devrait mettre en place un bloc défensif afin de neutraliser les contres algériens. Afin d’éviter à son équipe de connaître les mêmes frayeurs que l’Allemagne lors du Mondial brésilien de 2014, le sélectionneur suisse devrait privilégier un plan de jeu consistant à verrouiller derrière avant de procéder par contres.
Enfin, côté suisse, on estime que l’autre facteur favorable réside dans la fraîcheur physique. Les médias helvétiques soulignent que Vladimir Petkovic devra composer avec quelques pépins physiques et gérer la fatigue liée au long déplacement, alors que la Nati a bénéficié de plusieurs jours supplémentaires dans son camp de base.
M. Stitou





