Le verdict est tombé pour Anthony Mandrea

Publié le : 22 Avril 2026

Le verdict est tombé, et il est sans appel. Blessé à l’entraînement avec le SM Caen il y a une dizaine de jours, Anthony Mandrea devra passer par la case opération. Une intervention chirurgicale de l’épaule est programmée ce mercredi, mettant un terme immédiat à sa saison… et à ses espoirs de disputer la Coupe du Monde 2026 avec l’EN.

L’annonce a été faite en conférence de presse par son entraîneur Gaël Clichy: «Anthony Mandrea doit se faire opérer mercredi, sa saison est terminée. C’est terminé pour la Coupe du monde. Il l’a accepté, quelque part, il n’y a pas grand-chose à faire.», a-t-il confié, lucide. Fidèle à son tempérament optimiste, le technicien a toutefois tenu à relativiser : «Quand certaines portes se ferment, c’est parfois que d’autres vont s’ouvrir un peu plus tard.»

Ancien international français, Clichy sait à quel point une Coupe du monde peut marquer une carrière. Il n’a d’ailleurs pas hésité à faire un parallèle personnel, évoquant le traumatisme de Knysna 2010: «J’ai joué peut-être la Coupe du monde la plus sombre de l’histoire de l’équipe de France, mais je resignerais pour la vivre si on me le proposait, tellement ça représente pour un joueur.»

Pour Mandrea, la déception est immense. À 29 ans, le portier du SM Caen était récemment revenu dans le giron de la sélection nationale, avec l’ambition de se repositionner dans la hiérarchie des gardiens à l’approche du rendez-vous mondial. Cette blessure vient brutalement interrompre sa dynamique.

«Je ne peux qu’être déçu pour lui, parce que je sais ce qu’il loupe.», a poursuivi Clichy, tout en gardant un regard tourné vers l’avenir: «Il est jeune. S’il choisit le bon club et qu’il est performant, il peut encore aller chercher deux Coupes du monde.»

Si le rêve américain de 2026 s’envole définitivement pour Anthony Mandréa, l’histoire n’est peut-être pas terminée. Dans un football où les trajectoires sont souvent imprévisibles, le gardien algérien garde encore du temps pour rebondir… et, peut-être, écrire une nouvelle page sous le maillot des Fennecs.

Ouenzar Riad.