Alors qu'il aspire à franchir un palier dans sa carrière, Mehdi Dorval se retrouve au cœur d'un imbroglio contractuel en Italie. Entre clauses unilatérales et salaire dérisoire, le défenseur des Verts semble piégé par la direction de Bari.
Le talent ne suffit pas toujours à s'ouvrir les portes de l'élite. Pour Mehdi Dorval, le chemin vers la Serie A ressemble de plus en plus à un parcours du combattant. Malgré un intérêt concret de plusieurs clubs de première division lors du dernier mercato hivernal, l'international algérien est resté à quai, bloqué dans une Serie B où son club, Bari, lutte péniblement pour son maintien.
La clause de la discorde
Le contrat de Dorval expire officiellement en juin 2026. Pourtant, l'espoir de le voir s'engager librement ailleurs cet été s'amenuise de jour en jour. En cause : une clause activable par le club italien permettant de prolonger son bail d'une saison supplémentaire de manière unilatérale.
Vendredi matin, le directeur sportif de Bari a jeté un froid sur les velléités de départ du joueur : « Nous travaillons à l’ajustement du contrat, il y aura bientôt des nouvelles », a-t-il déclaré. Sous ces mots policés se cache une réalité plus brutale pour le joueur : Bari n'a aucune intention de perdre son latéral sans obtenir une compensation financière importante, quitte à le retenir contre son gré.
Au-delà de l'aspect sportif, c'est le volet financier qui choque les observateurs. Selon des sources proches du dossier en Italie, Mehdi Dorval percevrait un salaire annuel ne dépassant pas les 80 000 euros.
Un revenu extrêmement modeste, voire dérisoire, pour un joueur international évoluant dans l'un des championnats les plus compétitifs d'Europe. Cette situation salariale est d'ailleurs le moteur principal de son envie de départ : Dorval cherche légitimement un contrat à la hauteur de son statut de «Guerrier du Désert».
L'équipe nationale en ligne de mire
Pour Dorval, l'enjeu dépasse le cadre de son club. Englué dans le bas du classement de la Serie B avec une équipe en difficulté, le défenseur craint pour sa place en équipe nationale algérienne. Le staff technique des Verts privilégie logiquement les joueurs évoluant au plus haut niveau et compétitifs chaque week-end.
Rester à Bari une saison de plus, c'est prendre le risque de stagner et de voir le train de la sélection passer sans lui. Le bras de fer ne fait que commencer, mais pour Dorval, l'été 2026 ressemble déjà à une forteresse dont il n'a pas encore les clés.
Ouenzar Riad.





