L'aventure de l'arbitrage algérien à la Coupe du monde 2026 est désormais terminée. Mustapha Ghorbal et ses deux assistants, Mokrane Gourari et Abbès-Akram Zerhouni, sont rentrés en Algérie, confirmant ainsi qu'ils ne feront pas partie des officiels retenus pour la suite de la compétition, à partir des quarts de finale.
Une fin de mission qui met un terme à une présence globalement réussie des représentants algériens, dans une édition du Mondial pourtant marquée par de nombreuses polémiques arbitrales et des critiques virulentes visant plusieurs directeurs de jeu.
Deux matches au sifflet et une désignation en huitièmes
Durant la phase de groupes, Mustapha Ghorbal a dirigé deux rencontres : Haïti - Écosse puis Turquie - États-Unis, assisté de Mokrane Gourari et Abbès-Akram Zerhouni.
Le trio algérien avait également été désigné pour un huitième de finale entre le Mexique et l'Équateur, mais cette fois avec Ghorbal dans le rôle de quatrième arbitre et Gourari comme arbitre assistant de réserve, preuve supplémentaire de la confiance accordée par la Commission des arbitres de la FIFA.
La première prestation de Ghorbal, lors de Haïti-Écosse, avait suscité de vives contestations du camp haïtien, qui estimait avoir été lésé sur plusieurs décisions. Des critiques particulièrement acerbes qui n'ont toutefois pas semblé convaincre la FIFA.
Au contraire, la désignation de l'arbitre algérien quelques jours plus tard pour Turquie-États-Unis, puis pour un match à élimination directe, a été interprétée comme un signal fort de la part de l'instance mondiale, laquelle a visiblement estimé que son arbitrage était conforme aux attentes.
Un Mondial secoué par les polémiques
Ce retour prématuré des arbitres algériens laisse un goût amer, car les espoirs de les voir aller le plus loin possible dans ce tournoi étaient grands. Finalement, il n'en est rien.
C'est donc avec un bilan assez positif que Ghorbal et ses assistants rentrent au pays. Un bilan qui contraste avec celui de plusieurs arbitres de cette Coupe du monde.
Malgré une utilisation sans précédent de la VAR et du hors-jeu semi-automatique, le tournoi a été rythmé par une succession de décisions controversées.
Le cas le plus médiatisé reste le huitième de finale entre l'Argentine et l'Égypte. Les Pharaons ont dénoncé un véritable scandale après l'annulation d'un but jugé valable, plusieurs situations litigieuses dans la surface argentine non sanctionnées et une série de décisions contestées de l'arbitre français François Letexier.
Le président de la Fédération égyptienne de football aurait même déposé une plainte officielle, tandis que plusieurs médias européens, dont la Gazzetta dello Sport, ont estimé que l'arbitre avait été influencé par le prestige de l'Albiceleste.
L'Algérie avait elle aussi nourri de sérieux regrets lors de son match de groupes contre l'Argentine. Le tacle appuyé de Lionel Messi sur Aïssa Mandi, qui aurait pu valoir un carton rouge direct selon de nombreux observateurs, n'avait donné lieu ni à une exclusion ni à une intervention de la VAR, alimentant le sentiment que certaines stars bénéficient d'une forme de protection.
D'autres rencontres ont également fait polémique, notamment Allemagne-Paraguay, Qatar-Suisse ou encore Irak-Norvège, avec des décisions contestées liées à l'interprétation de la VAR ou à des incidents techniques.
Image préservée
Dans ce contexte particulièrement tendu, le parcours de Mustapha Ghorbal et de ses assistants apparaît finalement comme une satisfaction pour l'arbitrage algérien.
Aucune de leurs prestations n'a donné lieu à une polémique majeure susceptible de remettre en cause leur crédibilité, et les désignations successives dont ils ont bénéficié témoignent de la confiance que leur accordait la FIFA, même si cette dernière aurait pu faire mieux et leur donner la possibilité d'aller plus loin dans le tournoi.
Le trio algérien quitte les États-Unis avec une image préservée, dans un Mondial où plusieurs arbitres de renom ont, eux, quitté la scène sous une pluie de critiques.
S. M. A.




