Vladimir Petkovic peut déjà souffler. Arrivé avec des objectifs clairement définis dans son contrat, le sélectionneur de l'équipe nationale d'Algérie a validé une nouvelle étape importante : la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026.
En franchissant le premier tour du Mondial, le technicien bosnien a officiellement atteint l'objectif fixé dans son nouveau bail à la tête des Verts. Une performance qui s'ajoute à un premier mandat déjà marqué par deux réussites majeures : une qualification pour la Coupe du monde 2026 et une place en quarts de finale de la CAN 2025. Pourtant, le parcours n'a pas été un long fleuve tranquille. Très critiqué après la lourde défaite concédée face à l'Argentine lors du premier match, Petkovic s'est rapidement retrouvé sous pression. Ses choix tactiques et certaines décisions fortes avaient suscité de nombreuses interrogations.
Mais le sélectionneur a su répondre sur le terrain. Dos au mur, Petkovic a réajusté son équipe avec justesse. Face à la Jordanie, puis surtout contre l'Autriche dans un match spectaculaire (3-3), les Verts ont montré un visage bien plus cohérent et compétitif. Ses choix tactiques et ses ajustements en cours de match ont été déterminants, notamment dans l'animation offensive et la gestion des temps forts. Le système mis en place, ainsi que la confiance accordée à certains cadres, ont permis à l'Algérie de retrouver de l'efficacité et de la personnalité dans le jeu.
Un coaching qui fait la différence
Dans ces deux rencontres décisives, Petkovic a surtout marqué des points grâce à son coaching. Ses changements ont souvent eu un impact direct sur le cours des matches, redonnant de l'énergie et de l'équilibre à une équipe parfois bousculée. Cette capacité à réagir dans l'urgence a permis aux Verts de renverser la dynamique et d'aller chercher une qualification précieuse pour la suite du tournoi. Si l'objectif contractuel est déjà atteint, Petkovic fait désormais face à un défi encore plus grand : prolonger l'aventure algérienne dans ce Mondial.
Avec une qualification déjà acquise pour les seizièmes de finale et une équipe en montée en puissance, les Verts peuvent aborder la phase à élimination directe avec davantage de confiance. Mais le plus dur commence maintenant, dans un contexte où chaque erreur peut être fatale. Petkovic, lui, a déjà marqué des points. Reste à savoir jusqu'où il pourra mener cette équipe désormais libérée de la pression liée au premier objectif.
De nos envoyés spéciaux en Amérique: Ouassel Mounir. Asma Halimi, Kamil Salhi et Halim Djender





