Arbitrairement indésirable chez les uns et admirable chez les autres, le Somalien Omar Artan n'aura sans doute jamais rêvé d'une aussi belle revanche sur l'injustice qui l'a privé d'une Coupe du monde, consécration ultime pour un arbitre désigné pourtant par ses pairs comme meilleur sifflet de son continent, mais lâchement laissé sur le carreau par ceux qui étaient supposés le défendre ou le soutenir et le rétablir dans ses droits comme ne l'ont malheureusement pas fait la FIFA et la CAF.
Il aura fallu que ce soit l'UEFA qui lui lance spontanément le radeau de la dignité, qu'il méritait amplement, et lui permette ainsi d'être le premier arbitre africain de l'histoire à diriger la Supercoupe d'Europe, celle de mercredi dernier entre le Paris St Germain et Aston Villa. Mission qu'il a accomplie avec dextérité devant un public et des acteurs qui lui ont accordé une "standing ovation". Et de cela, il n'en avait sans doute jamais rêvé, non plus.
Ainsi donc, la politique de soumission à deux balles, faussement réfutée par Infantino, Motsepe et consorts, a pris une sacrée gifle.
R.B.