Revue de presse du jour: l'ombre de Mokwena fait trembler Pretoria

Publié le : 13 Février 2026

Vingt-quatre heures après une couverture encore mesurée, la presse sud-africaine consacre désormais une place plus importante au choc entre Mamelodi Sundowns et le Mouloudia d’Alger. Les titres s’élargissent, les unes se musclent, et les analyses se durcissent. À la veille du verdict continental, le ton a changé : l’inquiétude est devenue pression.

Dans ses colonnes, The Citizen ouvre sur un appel à la révolte. « Sundowns va redresser la barre », promet le quotidien, relayant le discours du défenseur Grant Kekana. Le joueur reconnaît les doutes qui entourent son équipe après une phase de groupes décevante, mais tente de rassurer :

« Nous comprenons la frustration des supporters… nous attendons aussi davantage de nous-mêmes. »

Un aveu lucide. Car avec une seule victoire en cinq rencontres, Sundowns joue sa survie africaine. La marge d’erreur est inexistante. Mais plus révélateur encore est le ton employé ailleurs dans le journal. Sous un titre sans détour — « Cardoso ne peut pas se cacher derrière l’affaire d’espionnage » — le message est clair : le scandale lié à la fuite présumée d’informations tactiques vers Rulani Mokwena ne saurait servir d’excuse. La responsabilité repose entièrement sur les épaules de l’entraîneur portugais.

En une sportive, le duel prend une dimension presque dramatique : « Le destin africain des Downs entre les mains de leur ancien mentor. » Tout est résumé. Mokwena n’est plus seulement l’entraîneur du Mouloudia d’Alger ; il est présenté comme l’ancien stratège devenu menace, l’homme qui connaît les rouages de son ex-club et pourrait en précipiter la chute.

Du côté de Pretoria News, le constat est similaire, quoique plus analytique : « Les Downs doivent surmonter le tumulte extra-sportif pour assurer leur qualification en CAF. »

Le quotidien insiste sur « les petits détails » qui feront la différence et sur la nécessité de garder la tête froide dans un climat tendu. En l’espace de 24 heures, le traitement médiatique a changé d’échelle. Le match n’est plus simplement décisif : il est présenté comme un tournant psychologique, presque identitaire pour le club sud-africain.

À lire la presse locale, une évidence s’impose : Sundowns joue plus qu’une qualification. Il joue sa crédibilité continentale. Et face à lui se dresse un ancien de la maison, désormais assis sur le banc algérien. Dans ce climat électrique, la pression semble avoir changé de camp.

De notre envoyé spécial en Afrique du Sud: Badys. B