Ancien ailier du CR Belouizdad et de la JS Kabylie, Mounir Dob connaît parfaitement ce que signifie ce match. D’ailleurs, pour lui, ce sera un match serré et même si le Chabab est favori, il faudra tout de même se méfier de la bête blessée qu’est la JSK. Entretien.
Que pouvez-vous nous dire sur le retour en force du CRB au cours des derniers matchs ?
A vrai dire, je ne suis pas du tout surpris par cette histoire. Il est vrai que l’équipe a connu un début de saison assez compliqué avec des résultats décevants, maintenant l’équipe revient bien et cela confirme qu’elle a un bon effectif, avec beaucoup de qualité. Il ne faut pas oublier non plus le fait que le CRB n’a pas connu une période facile avec à chaque fois des terrains différents pour s’entraîner. Maintenant que les choses se sont stabilisées, ça se passe beaucoup mieux.
Vendredi, il y a le choc entre le CRB et la JSK. Que pouvez-vous nous dire sur cette rencontre ?
Avant toute chose, c’est un grand classique du championnat. Deux grands clubs qui ont des objectifs. Pour ce match, les objectifs seront différents. D’un côté, le CRB entend enchaîner par une nouvelle victoire pour consolider sa 2e place au classement et rester en course pour le titre. La JSK, pour sa part, traverse une période très délicate actuellement et doit tout faire pour provoquer le déclic. C’est donc un match difficile pour les deux équipes. J’espère qu’on pourra assister à une rencontre de qualité entre ces deux grands clubs.
Le Chabab traîne cette réputation de bête noire de la JSK. Est-ce que ça lui donne un avantage ?
Ce qu’il faut savoir, c’est que ce sera différent. Entre la rencontre qui se jouait au 20-Août-1955, un petit stade fermé et pas beaucoup d’espaces et avec la rencontre de vendredi qui se jouera au 5-Juillet-1962, ce ne sera pas la même chose. Il est vrai aussi qu’au vu des circonstances actuelles, le CRB part favori mais il faudra tout de même se méfier de cette équipe de la JSK qui est comme une bête blessée et qui peut réagir à n’importe quel moment.
Dans ce genre ce match, ça se joue à quoi ?
Pour avoir joué avec les deux clubs, je dirais que ce sera l’efficacité qui fera la différence. Que ce soit côté CRB ou côté JSK. Il faudra profiter de la moindre ouverture. C’est pour ça que je dis que ce sera un match différent puisque ça se joue dans un grand stade. Le CRB va tout faire pour gagner et peut profiter de sa dynamique positive. Pour la JSK, la mauvaise passe qu’elle traverse peut également être un élément de motivation pour prendre un bon résultat.
Vous, l’ailier de formation, que pouvez-vous nous dire sur la situation de Farid El-Mellali au CRB ?
Je pense avant tout que c’est un joueur pétri de qualités. Il a connu le football de haut niveau et a affronté le PSG, notamment. Après, c’est vrai qu’on n’a pas vu le vrai visage d’El- Mellali mais il lui faut un temps d’adaptation et il doit avant tout sentir la confiance de ses camarades qui doivent l’aider à se sortir de cette mauvaise passe. Il était demandé par tous les clubs lors de l’intersaison, donc, c’est un joueur qui va donner au CRB. Il est trop tôt pour émettre un jugement final sur ce que fait El-Mellali mais il va apporter au CRB surtout que la saison est loin d’être terminée avec encore le championnat, la Coupe d’Algérie et la Coupe de la CAF.
Et Benhamouda, vous en pensez quoi ?
Je l’avais dit à son arrivée au CRB. C’est un profil qui correspond bien à l’équipe. D’ailleurs, c’est le meilleur exemple pour faire la comparaison avec El-Mellali. Les débuts de Benhamouda ont été compliqués. Il a été très critiqué. Maintenant, on ne parle qu’en bien de lui. C’est vrai qu’il reçoit énormément de caviars de Benayada et Khacef mais ça lui a pris 4 mois pour montrer ce dont il est capable. Comme ça a été le cas avec Benhamouda, il faut se montrer patient avec El-Mellali.
Islam Zemam





