L'instabilité chronique qui secoue les staffs techniques de nos clubs professionnels est absolument effrayante lorsqu'on en vient à dresser le bilan du « mid-term » de la compétition. En effet, les rares survivants du cataclysme qui restent pour le moment sur l'arche des entraîneurs peuvent se compter sur les doigts d'une seule main : Mokwena au MCA, Zinnbauer à la JSK, Ramovic au CRB et Zeghdoud à l’ESBA, seul coach local survivant du naufrage.
Une pérennité qui tient, ceci dit, à un tout petit fil pour certains des quatre derniers pions de cette musette aux règles farfelues qui ressemblent à celles du jeu de belote, où les atouts sont soit les résultats de la petite semaine, soit les « contrats bunkers » qui mettent les clubs capot.
Au demeurant, dans ce jeu, il y a un club plus astucieux qui en est à quatre entraîneurs depuis le début de saison, et la série n’est peut-être pas arrivée au bout de la mascarade, qui est, quant à elle, impérissable.
R. B.