S’il est vrai que le football professionnel est universel et reste ouvert aux compétences techniques tous azimuts, il n’en demeure pas moins que certaines situations interpellent notre réflexion à plus d’un titre. Ainsi, le retentissant succès de l’USMA en Coupe de la CAF ne pourrait occulter le grand mérite de l’entraîneur sénégalais Lamine N’Diaye, qui vient s’ajouter à la liste de tous les entraîneurs africains (dont nos techniciens locaux) ayant permis à nos clubs de remporter des trophées continentaux : Zouba avec le MCA, Khalef, Harouni, Sandjak et Mouassa avec la JSK, Arribi et Kermali avec l’ESS, pour ne citer que ceux-là.
Alors que, statistiquement, mis à part Zywotko en 1981 et Chay en 2002 avec les Canaris, aucun des autres techniciens européens — pour la plupart émargeant à « Pôle emploi » — n’a réussi à hisser un club algérien sur le toit de l’Afrique. Les faits et les chiffres sont donc là, et têtus, pour inciter nos clubs à se tourner un peu plus vers l’Afrique, pour un choix sûrement moins coûteux et vers un continent si riche en compétences, souvent étouffées par le mercenariat institutionnalisé et les agents vendeurs d’illusions.
R. B.