Algérie-Guatemala : quel intérêt pour les Verts ?

Publié le : 21 Février 2026

Après l’Iran, le Costa Rica et le Pérou, voilà que le Guatemala s’affiche comme un potentiel adversaire des Verts le 27 mars prochain en Italie. Si le match face à l’Uruguay semble acté — même si aucune communication officielle n’a encore été faite par les deux fédérations — l’identité du second sparring-partner continue d’alimenter les débats.

 

Selon des sources concordantes, la rencontre face au Guatemala pourrait se jouer soit à l’Allianz Stadium de la Juventus, soit au Stadio Olimpico Grande Torino, alors que le choc contre l’Uruguay est prévu à l’Allianz Stadium. La Fédération algérienne de football devrait annoncer prochainement tous les détails relatifs à cette fenêtre internationale.

En attendant la confirmation, les interrogations persistent quant à la pertinence du choix guatémaltèque. Autant l’Uruguay a été unanimement salué comme un test de très haut niveau — capable de préparer un éventuel affrontement face à l’Argentine, dans la mesure où les deux sélections partagent une culture footballistique sud-américaine — autant le Guatemala laisse perplexe.

 

Sur le plan du classement et du pedigree, l’écart est significatif. En 2018, le Guatemala occupait la 149e place mondiale. Aujourd’hui 94e au classement FIFA, juste derrière la Chine et devant la Palestine, la sélection centraméricaine n’a jamais franchi la barre du Top 50 mondial. Membre de la zone CONCACAF, qu’elle partage notamment avec le Costa Rica (5e de la zone) et dominée par les États-Unis et le Mexique, le Guatemala ne pointe qu’à la 10e place régionale.

 

Surtout, le style de jeu proposé est loin de refléter l’exigence et l’intensité du football sud-américain que l’EN est censée appréhender en vue de ses prochaines échéances mondiales. Si l’objectif est de préparer des confrontations face à des nations comme l’Argentine, le parallèle technique et tactique paraît limité.

 

Certains estiment néanmoins qu’un tel match pourrait permettre à Vladimir Petkovic d’élargir sa rotation et de donner du temps de jeu à certains éléments en quête d’intégration. Mais sur le plan de la progression collective, le bénéfice semble relatif. D’aucuns avancent même qu’il aurait été plus judicieux de programmer une opposition solide face à une sélection africaine compétitive, afin d’aguerrir le groupe en vue des prochaines échéances continentales et qualificatives, plutôt que d’affronter une équipe classée dans la seconde moitié du ranking FIFA.

 

À noter enfin que le Pérou, un temps en discussion avec la FAF, a finalement officialisé une rencontre face au Sénégal. Reste désormais à savoir si l’option guatémaltèque sera confirmée — et surtout, si elle servira réellement les ambitions des Verts.

 

Mohamed Amokrane Smail