Au lendemain du verdict rendu par la justice marocaine à l’encontre de 18 supporters sénégalais interpellés lors de la finale de la CAN-2025, la Fédération sénégalaise (FSF) a vivement réagi, dénonçant des peines jugées « excessives » et « incompréhensibles ».
Dans un communiqué transmis à la presse, repris par RMC Sport, l’instance dirigeante du football sénégalais a fait part de sa « profonde consternation » après la condamnation de neuf supporters à un an de prison ferme assorti d’une amende de 5.000 dirhams, six autres à six mois de détention et 2.000 dirhams d’amende, et trois derniers à trois mois de prison avec une amende de 1.000 dirhams. Les faits reprochés relèvent du chef d’accusation de « hooliganisme », incluant notamment des violences présumées contre les forces de l’ordre, des dégradations d’équipements sportifs, une tentative d’invasion de la pelouse et des jets de projectiles.
« Nous exprimons notre profonde consternation et notre désarroi face à ce verdict. Cette décision, d’une sévérité incompréhensible, suscite une vive indignation », a déclaré Bacary Cissé, président de la commission communication de la FSF. Selon lui, le traitement infligé aux supporters sénégalais apparaît « disproportionné » au regard d’incidents similaires observés dans de nombreux stades à travers le monde.
La position de la Fédération est partagée par la défense des prévenus. Leur avocat, Me Patrick Kabou, a estimé que ses clients faisaient figure de « boucs émissaires », dénonçant une sanction qu’il juge « injuste » et « difficilement explicable ».
Les incidents s’étaient produits le 18 janvier dernier lors de la finale opposant le pays hôte, le Maroc, au Sénégal. Après un penalty accordé aux Marocains dans le temps additionnel, immédiatement suivi d’un but refusé aux Sénégalais, plusieurs supporters avaient tenté de pénétrer sur la pelouse, provoquant une interruption chaotique de la rencontre. Le match s’était finalement achevé sur une victoire des Lions de la Teranga (1-0, après prolongation).
La Fédération sénégalaise a appelé à « des décisions justes et proportionnées » dans le traitement de ce dossier sensible.
M.M




