La Coupe du monde 2026 a livré son verdict pour les sélections arabes. Si aucune d'entre elles n'est parvenue à atteindre le dernier carré, plusieurs ont néanmoins marqué cette édition par des performances historiques, tandis que d'autres repartent avec de nombreuses interrogations. Entre le retour de l'Algérie en phase à élimination directe, la confirmation du Maroc et les progrès de l'Égypte, le football arabe peut tirer plusieurs enseignements de ce Mondial.
L'Algérie a retrouvé le deuxième tour d'une Coupe du monde pour la première fois depuis l'édition 2014 au Brésil. Les hommes de Vladimir Petkovic sont sortis d'un groupe relevé composé de l'Argentine, de l'Autriche et de la Jordanie. Malgré des prestations jugées en deçà des attentes des supporters, les Verts ont atteint leur premier objectif en retrouvant les matches à élimination directe. Leur parcours s'est arrêté en 16es de finale après une défaite (2-0) face à la Suisse.
Le Maroc a une nouvelle fois réalisé un parcours solide en atteignant les quarts de finale. Les Lions de l'Atlas ont notamment éliminé le Canada en huitièmes de finale avant de s'incliner face à la France, mettant un terme à leur aventure.
L'Égypte a, de son côté, signé la meilleure Coupe du monde de son histoire. Les Pharaons ont franchi la phase de groupes pour la première fois et décroché leur premier succès mondialiste face à la Nouvelle-Zélande. Ils ont même frôlé l'exploit contre l'Argentine en huitièmes de finale, avant de céder dans les derniers instants d'un match spectaculaire.
Le Qatar a également marqué les esprits en récoltant le premier point de son histoire en Coupe du monde grâce à un match nul face à la Suisse. Une performance symbolique malgré une élimination dès le premier tour.
L'Arabie saoudite n'a pas réussi à atteindre les 16es de finale, mais elle a montré un visage séduisant. Battus uniquement par l'Espagne, les Saoudiens ont longtemps tenu tête à l'Uruguay avant d'arracher un match nul face au Cap-Vert, l'une des surprises de cette édition.
Pour sa toute première participation, la Jordanie n'a certes pas pris le moindre point, mais sa combativité et sa capacité à marquer lors de chacun de ses trois matches lui ont valu les félicitations de nombreux observateurs.
Le retour de l'Irak sur la scène mondiale, quarante ans après sa dernière apparition, s'est révélé plus compliqué. Versés dans un groupe très relevé avec la France, la Norvège et le Sénégal, les Irakiens ont terminé derniers sans inscrire le moindre point.
La grande déception est venue de la Tunisie. Les Aigles de Carthage ont vécu une compétition à oublier avec trois lourdes défaites contre la Suède (5-1), le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1), quittant le tournoi sans le moindre point.
Au final, cette Coupe du monde 2026 n'a pas permis aux sélections arabes de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale. Toutefois, plusieurs d'entre elles ont confirmé leur progression, réalisé des premières historiques ou retrouvé un niveau de compétitivité encourageant. Des enseignements positifs qui pourraient servir de base pour les prochaines échéances internationales.
Ouenzar Riad.





