Le Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF) n'a pas tranché, hier, la question de l'avenir de Vladimir Petkovic à la tête de la sélection nationale. Si le technicien suisse n'a pas été démis de ses fonctions à l'issue de la réunion présidée par Walid Sadi, aucune décision de maintien n'a non plus été officialisée.
Selon nos informations, cette prudence s'explique en grande partie par le coût très élevé qu'entraînerait une rupture anticipée de son contrat. Un licenciement obligerait la FAF à verser près de 85 milliards de centimes d'indemnités couvrant l'ensemble du staff technique, composé de Vladimir Petkovic, de son adjoint Davide Morandi, du préparateur physique Paolo Rangoni et de l'entraîneur des gardiens Guido Nanni. Face à cette importante charge financière, le Bureau fédéral a préféré différer toute décision définitive et privilégier une évaluation approfondie avant de se prononcer sur l'avenir du sélectionneur.
Le CTN chargé d'établir un bilan
Dans cette optique, le Bureau fédéral a confié à la Direction technique nationale la mission d'établir un bilan complet du parcours de l'équipe nationale lors de la Coupe du monde 2026. Le directeur technique national, Ali Moucer, a ainsi reçu pour instruction de rassembler en réunion extraordinaire le Collège technique national (CTN), récemment réactivé par la FAF. Cette instance, coordonnée par Rabah Saâdane, sera chargée d'évaluer aussi bien les performances des Verts durant la Coupe du monde 2026 que le travail réalisé par Vladimir Petkovic et son staff.
Au terme de cette analyse, le CTN remettra un rapport au Bureau fédéral accompagné de recommandations portant sur les orientations techniques à adopter pour la suite notamment en ce qui concerne l’avenir de Petkovic et son staff. Parallèlement à cette évaluation, la FAF réfléchit à plusieurs réaménagements dans l'organisation de la sélection nationale. Selon nos informations, la nomination d'un adjoint algérien figure parmi les pistes sérieusement étudiées afin de renforcer le lien entre le staff technique, les clubs et le football local.
En attendant les conclusions du CTN, le dossier Petkovic demeure ouvert. La décision finale du Bureau fédéral dépendra autant de l'évaluation technique que des conséquences financières qu'impliquerait un éventuel changement à la tête de la sélection. L’idée d'un changement à la tête de la sélection nationale avait pourtant été privilégiée dans un premier temps. Le président de la FAF, Walid Sadi, s'était orienté vers un départ de Vladimir Petkovic, avec l'idée de confier les rênes de la sélection à Anthar Yahia.
Mais au fil de l'examen du dossier, la réalité contractuelle a fini par s'imposer. Le montant des indemnités de rupture, a profondément modifié les données du problème. Face à un tel engagement financier, le Bureau fédéral a préféré temporiser et solliciter l'avis du Collège technique national avant de prendre une décision définitive sur l'avenir du sélectionneur.
K.H.





